mercredi 25 novembre 2009

Inde deuxième


J'adore les titres travaillés, parlants, qui sont autant d'invites à découvrir les délires paradisiaques d'une prose enjouée.

Comment ça je me la joue ?

D'accord, soyons sérieux, et répondons à la question : Qu'est-ce qui m'a conquis en Inde ?

Deux aspects s'imposent tout de suite à mon esprit (bon d'accord, j'y réfléchis depuis hier...) :

D'abord la bouffe cuisine !
Vous avez forcément déjà mangé dans un restaurant indien en France. Vous avez choisi un plat, d'après une description en français, et vous avez aimé/adoré/mangé du bout des lèvres...

Imaginez cette expérience, répétée à chaque repas, sans avoir la moindre idée de ce que l'on commande. Et à chaque fois découvrir de nouvelles saveurs, des mélanges inédits, des odeurs captivantes...
Sans jamais être déçu, sans jamais retrouver le même goût que le repas précédent !

C'est le paradis des gourmets !

Et j'insiste sur le fait qu'on ne savait quasiment pas ce que l'on mangeait. Les sauces indiennes (gravvy) sont très riches d'ingrédients différents, assez épaisses, souvent relevées, et il est très difficile d'en identifier les composants. On découvre avec stupeur là un petit pois, là une cacahuète, là du poivron encore croquant, et ici un ingrédient exquis qui échappe à toute analyse.

Les accompagnements sont souvent de bons points de repère : du riz blanc, du nán (un pain sans mie délicieusement moelleux et aromatisé selon envie : nature, au fromage, aux épices), du ratti (?) une autre sorte de pain, et la délicieuse boisson à base de yogourt le lassi (mmm à la fraise, à la mangue, juste au sucre, voire salée... Un plaisir inégalable !)

Mais pour le plat principal, le choix est infini !
Il faut d'abord choisir entre "végétarien" et "non végétarien". Dans le dernier cas, on peut choisir entre des plats à base de poulet, de mouton, ou de "pomfret" (un poisson local qui doit bien se traduire en français).
Et si on choisit "non végétarien", le plaisir ne fait que commencer ! Je n'ai toujours pas compris comment il pouvait exister une si grande variété de saveurs. Il y a les plats à base d'œufs, et les autres... Et dans les autres, c'était l'exploration gustative à tous coups ! Parfois à base de purée de pois (ça parait nul comme ça, mais goûtez-y et vous deviendrez végétarien par goût !), parfois...je ne sais pas ! Mais à chaque fois exquis !

A Bombay, nous avions choisi notre "cantine" du soir pas trop loin de notre hôtel (qui était à côté de Churchgate Station pour ceux qui connaissent). C'était un restaurant globalement très classe (on en avait pour environ 20 € par soir, ce qui est énorme pour les critères locaux), mais comme mon budget était bien fait, on pouvait se le permettre tous les soirs (je sais je suis trop modeste...) !
Le maître d'hôtel était un indien qui s'est très bien entendu avec mon fils, avec lequel nous avons fini par sympathiser. Il était d'abord très froid, à l'humour très British, et menait son personnel à la baguette. Mais c'est lui qui a fait découvrir à mon fils le sandwich au fromage, l'omelette au fromage, le Thumbs'Up (le Cola local) et les French Fries ! De quoi s'en faire un ami !

Car pour dire toute la vérité, mon fils n'a pas trop aimé la cuisine indienne. Outre le poulet Tandoori quand il n'y avait pas beaucoup de tandoori, le riz blanc tout simple, et les glaces, il n'a pas vraiment profité de la cuisine locale. A ma plus grande honte (je vais encore me faire traiter de père indigne), je dois même vous avouer qu'il a perdu plusieurs kilos (soit environ 10% de son poids !). Je vous rassure, il en a déjà repris une bonne partie...

Je bavarde, je bavarde, mais je n'ai toujours pas parlé d'une autre chose que j'ai adoré en Inde !
Plus le temps maintenant, ça attendra bien quelques jours...

mercredi 18 novembre 2009

Inde, première !


Comment vous parler de nos vacances en Inde ?
Le sujet est tellement vaste, le dépaysement si total, que l'approche en est difficile.

D'abord un mot sur le type de vacances qu'on avait choisi, puis je vous expliquerai quelques thèmes marquants.

Ma femme et moi avions sélectionné une zone pas spécialement touristique : Bombay et sa région (il faut savoir que les zones les plus touristiques de l'Inde se trouvent au nord, entre le Radjasthan et Delhi, ou bien complètement au sud, sur les plages de Goa). De là, j'avais préparé un parcours qui allierait des points culturellement intéressants (pour les grands) et des moments plus ludiques (pour le petit).
De fait, nous n'avons croisé que très peu d'occidentaux, principalement des Américains ou des Français (allez dans les coins les plus paumés de la Terre, et si vous rencontrez des occidentaux, ce sera des Français - du moins d'après mon expérience !). En revanche, on s'est rendu compte que la classe moyenne indienne visite beaucoup son patrimoine, davantage que des Thaïlandais ou des Egyptiens par exemple...

Maintenant qu'est-ce qui m'a le plus frappé ?
Pleins de choses, mais la circulation automobile est incroyable par exemple.
J'ai pu noter deux règles uniques pour gérer le flux routier, la première est absolue, la seconde seulement majoritaire :
1/ Le klaxon remplace à la fois le rétroviseur, le clignotant, l'avertisseur, mais aussi signale que l'on double quelque chose ou quelqu'un, que l'on croise un piéton, un vélo, un rickshaw, des animaux ou un péage.
2/ La plupart du temps, les véhicules s'évitent en serrant leur gauche.

Si vous savez appliquer simplement ces deux règles, vous savez conduire en Inde. Si en France la vue est essentielle pour conduire, en Inde elle s'efface de loin devant l'ouïe.

Inutile de vous dire que la voiture que nous avons louée était conduite manœuvrée guidée par un chauffeur. Un grand merci au passage à Estamine, qui avait fini de me convaincre de dégoter une voiture sur place, et de ne pas réserver tous les hôtels à l'avance.

Notre chauffeur, qui s'appelait Jagdesh, est une excellente transition pour un autre point qui m'a étonné : la langue.

J'étais parti en Inde absolument persuadé que la grande majorité des Indiens parlait comme Shakespeare, et le reste comme un voyou du Bronx.
Eh bien il n'en est rien ! Les professions en rapport avec les touristes (commerçants, hôteliers) maîtrisent parfaitement l'anglais. Les employés aux guichets, c'est déjà plus dur. Mais les taxis, chauffeurs en tout genre (dont notre cher Jagdesh), employés d'hôtel, etc... C'est beaucoup plus dur !

Je me suis rendu compte en milieu de séjour que j'étais bien mieux compris si je parlais anglais en roulant les "R" !
- Strrrraight ahead ! On the rrrrright ! Yes herrre !
C'était un plaisir que je n'avais jamais goûté, et qui aurait sans doute fait vomir mon regretté professeur d'anglais d'école d'ingénieur, un Anglais pure souche oh so British !

Il faut avouer aussi que leur accent est à tout le moins déroutant. J'avoue humblement en être parfois arrivé à me demander en quelle langue ils me parlaient, anglais ou hindi...

C'est une partie un peu regrettable de notre voyage : cette difficulté de conversation avec notre chauffeur, avec lequel nous avons passé de longues heures, qui auraient été pu être tellement instructives !
Il était très ouvert d'esprit, nous a suivi dans beaucoup de visites du patrimoine indien, même quand il s'agissait de sanctuaires musulmans ou de temples bouddhistes (il était hindouiste). Nous avons laborieusement appris qu'il avait deux enfants, qu'il venait de la région de Jaipur, et... Et c'est tout en huit jours !

Il faut dire que c'est vite devenu évident qu'il n'était pas natif du Marashtra. A l'annonce de chaque nouvelle destination, il s'arrêtait pour demander son chemin. Et ça une dizaine de fois par jour... Le moment le plus difficile de communication a été celui où je lui ai demandé (avec force signes aussi) le temps de trajet entre Aurangabad et Murud. Je ne voulais pas arriver de nuit là bas, et je voulais donc caler l'heure de départ.
C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte qu'il ne savait quasiment pas où il était (Aurangabad certes, mais géographiquement aucune idée), qu'il n'avait jamais entendu parler de l'endroit où l'on allait, et qu'il ne savait pas lire une carte ! D'où une longue demi-heure passée à la réception de l'hôtel pour avoir un traducteur, et surtout pour qu'il comprenne ! Pour rajouter de l'incongru à la situation, il faut dire que l'hôtel était un 3 ou 4 étoiles, avec autant de personnel que de marbre partout, et que j'ai réquisitionné (par hasard) le gérant lui-même !
Ils ont vraiment dû se dire : "Mais quelle paire de guignols ces deux-là !"
Ah Non ! Ouf ! Ils ne peuvent pas connaitre guignol, puisque c'est du folklore français... Sauvé !

Je sens que j'ai été très négatif aujourd'hui, et cela ne retranscrit pas du tout le merveilleux voyage que l'on a fait. Une autre fois, je vous expliquerais pourquoi l'Inde est un morceau de paradis tombé sur Terre...

dimanche 15 novembre 2009

Provoc'


Je suis d'un naturel un brin provocateur.

Un samedi avant mes vacances, j'ai dû me rendre au commissariat de police pour y porter plainte au nom de notre résidence, à la suite d'une intrusion de nuit dans notre parking commun. Le seul but de ces vandales était de saccager la voiture de notre gardien. Objectif atteint puisqu'aucune vitre n'était entière, et que tous les parties tôlées étaient rayées.
Et en tant que président du conseil syndical de la résidence, c'est à moi de procéder aux démarches officielles (mais qu'est-ce que je fous dans cette galère ?!)

Me voici donc dans le commissariat de police, accompagné de mon fils puisque sa mère était "en shopping". Où est la provocation me direz-vous ?

C'est que je me suis douté qu'il y aurait une certaine attente, avant de rencontrer l'agent qui allait saisir ma plainte (en fait, on a poireauté une bonne demi-heure). Donc, j'ai proposé à mon fils d'amener, non un bouquin, mais sa Nintendo DS (eh oui, toujours elle !). Qui est une console piratée, sur laquelle je n'ai jamais acheté un jeu.

Est-ce visible ? Oui, ça l'est pour qui connait un peu le produit, puisqu'avec la carte pirate on peut changer de jeu sans changer de cartouche.

Alors mon plaisir a été de mettre sous le nez d'un policier pendant presqu'une heure, un produit complètement illicite.
Tout comme d'autres fument à la sortie du collège, ou brûlent un billet de 500 F à la télévision...
Le goût du risque, l'attrait de l'interdit...

Et comme pour en rajouter, je lui ai fait reprendre le PV qu'il s'apprêtait à me faire signer (en admettant toutefois que je chipotais) à cause d'une faute de frappe (dégaradation) et d'une faute d'orthographe (un "s" oublié au pluriel)...

J'suis complètement taré, non ?

Je crois surtout que j'avais besoin de vacances !

mardi 3 novembre 2009

Mumbai


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Retour après demain soir....
Snif...

dimanche 1 novembre 2009

Murud


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jeudi 29 octobre 2009

Aurangabad


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mardi 27 octobre 2009

Matheran


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