dimanche 5 juillet 2009

Juste un lien

On a laissé mon fils à mes parents pour les 2 prochains mois. Comme tous les ans.

Il va sans doute me manquer (déjà un peu en fait...)


Une petite vidéo (désolé pour les non-anglophiles ou non-hellénistes) :

samedi 27 juin 2009

Attitude


Juste une réflexion en passant...

La semaine passée, je suis allé visiter un "site opérationnel" d'une affaire que j'avais gagnée l'année dernière. Visite de curiosité, car quand on vend du vent, on veut quand même savoir si on arrive à faire tourner les ailes du moulin...
Ne cherchez pas, mon métier n'a rien à voir avec l'air ! Je parabolise...

Or donc, j'ai rencontré sur place les "opérationnels" de mon entreprise, que je connais bien. Conjoncture oblige, ils m'ont demandé les affaires susceptibles de sortir. Mais soyons plus précis :

Un opérationnel homme, jeune, super sympa, avec lequel je m'entends bien, m'a demandé ce qui avait des chances de sortir.
Je suis toujours très réticent à donner ce genre d'info tant qu'un marché n'est pas signé. C'est un peu paranoïaque de ma part, je sais. Mais je suis comme ça.
Il m'a posé une première question, j'ai répondu à côté (volontairement). Il a insisté avec une seconde question, que j'ai également éludée. Il n'a pas insisté.

Quelques temps après, je discutais avec une autre opérationnelle, femme cette fois, un peu plus jeune que moi, sympa aussi.
Elle m'a posé quasiment la même question. J'ai botté en touche comme la première fois. Elle a insisté avec une deuxième question, en termes semblables à son collègue.
Et cette fois je lui ai répondu en lui citant une affaire (oh, qui est loin d'être gagnée - qui ne le sera sans doute pas) sur laquelle je travaille en ce moment.
Ce qui m'étonne, c'est ma différence d'attitude vis-à-vis des hommes et des femmes.

Les femmes seraient-elles mon talon d'Achille ?

Pourquoi ?
Pour de simples raisons de séduction ? Dans ce cas c'est vraiment plus fort que moi.

Pour des raisons plus cachées relatives à mon enfance, au divorce de mes parents, à ma relation avec ma mère ?

Quoi d'autre ?

Pourquoi n'ai-je que des amies/confidentes, et quasiment pas d'amis intimes (un seulement) ?

Pourquoi j'apprécie tant la compagnie des femmes, et pas celle trop masculine ?

Ma part Yin est-elle plus développée que ma part Yang ?

vendredi 19 juin 2009

Manipulation


Comme vous l'avez constaté, je suis très "tête de cochon" !
Et s'il y a quelque chose que je ne supporte pas, c'est bien me faire mener en bateau. Aussi bien par un individu que par une personne morale d'ailleurs.

Introduction laborieuse, je m'en rends compte. Tout ça pour en arriver à l'élection présidentielle iranienne. Avant tout, je revendique mon inculture et ma totale méconnaissance du sujet. Mais voilà ce qui me choque :
Je replante le contexte. L'Iran est un pays qui a signé le pacte de non-prolifération nucléaire (avait-il le choix à l'époque ?). Il a depuis subi une révolution islamiste, qui a placé à sa tête un pouvoir théocratique. Les conditions de vie de la population (du moins ce qu'on en entend en France) ne correspondent pas aux critères de vie occidentaux. L'Iran cherche à obtenir, en violation du TNP (traité de non prolifération), l'arme nucléaire. Tous les états la possédant déjà, et leurs satellites, cherchent à l'en empêcher. Jusqu’à présent, les négociations en ce sens sont un échec.

J'ai cherché à être le plus neutre et objectif possible, mais si vous me trouvez imprécis ou partisan, n'hésitez pas.

Voilà-t-y pas que ce pays organise des élections. Que le président honni de l'occident soit réélu avec 2/3 des voix.

N'est-ce une occasion unique de déstabiliser un état en le soumettant à une pression intérieure, en sus de celle extérieure ? N'est-il pas facile pour des services secrets d'organiser des vastes manifestations d'opposants, en distribuant les bons fonds aux bons endroits ?

N'est-il pas facile de pousser les médias à monter en épingle une possible fraude (des fraudes, il y en a en France et aux Etats-Unis, ça serait très étonnant qu'il n'y en ait pas en Iran !) ?

Et voilà tous les chefs d'état occidentaux, notre président chéri en tête, qui fustigent les élections, et qui supportent les manifestants.

Mais, n'est-ce pas le même président qui avait accueilli avec allégresse l'élection du président russe Medvedev ? Election qui restera un modèle de rigueur, de démocratie et d'expression de la volonté du peuple ! Quelqu'un osera-t-il rappeler dans les commentaires le score du plébiscite du président russe ?

Et l'opinion française, en bonne brebis, toute imbue de sa fierté d'avoir inventé les droits de l'homme (c'était il y a 200 ans, je sais... Mais depuis on a bien dû inventer d'autres choses, non ? Euh... Ça ne me vient pas, mais je vais y réfléchir), toujours prête à donner des leçons de liberté, se dresse pour lutter contre l'élection calomnieuse !

Vous n'avez pas l'impression d'être manipulés, vous ?

dimanche 14 juin 2009

On continue à l'arrache... mais avec plus de pêche !


Je suis fier, c'est le titre le plus long que j'ai jamais proposé sur ce blog.
D'un autre côté, j'en suis conscient, il m'en faut peu.

Aujourd'hui, pas de message super bien construit (si d'habitude, ils le sont !!!).

Je n'ai pas pris les transports de la semaine, et pas eu le temps de vous préparer un petit texte. Donc voici juste des nouvelles "sur le vif" que je commenterai peut-être une autre fois :

- On a reçu l'acceptation de mon fils à l'école privée.
- J'ai reçu le certificat de baptême, il ne reste qu'à le faire suivre à l'école.
- Le prêt est en bonne voie, le planning accepté par la banque, reste à caler le jour de la signature chez le notaire.
- Devant l'incompétence du syndic, j'ai refusé de valider leurs comptes. Il ont un mois de plus pour retrouver les factures qu'ils ont paumées.
- Je me suis inscrit sur le programme de fidélité de British Airways (les billets vont suivre dans la foulée)
- Les comptes sont carrés, et j'ai inclus les frais d'hypothèques et de notaire dans le prêt pour limiter les problèmes de trésorerie.
- Ma femme n'a pas de raison de s'inquiéter pour son job.
- Je vous trouve toutes bien curieuses sur mes correspondances de la nuit. Rien à ajouter pour le moment.
- Factures et comptes à jour.
- Courrier envoyé à la mutuelle.
- Mes parents sont presque revenus de vacances. Tout est vérifié pour eux.
- Il reste à inscrire mon fils au Centre Aéré pour les premiers jours des Grandes Vacances.
- Je n'ai toujours pas eu M (ça me manque !!! mais c'est chaud chaud au bureau)
- La maintenance du PC de mon père attendra bien un peu !
- Et surtout... surtout ! Après mon insistance, mon chef a trouvé le moyen de me dégager un peu du projet où je suis, pour me placer à 50% sur un autre (qui me mériterait à 100%, mais on va faire avec)

Qui a dit que la vie n'était pas belle ?

dimanche 7 juin 2009

Marre !


Il y a des moments où tout est dur...

Côté boulot, une fin de mission qui traîne interminablement. Les objectifs qui m'avaient été fixés ne sont carrément plus d'actualité (pour faire un parallèle, imaginez que vous devez préparer un déjeuner pour votre belle-sœur le week-end prochain, et qu'en cours de semaine vous apprenez qu'elle est enceinte, que son mari ne mange que casher, que leurs enfants n'aiment ni légume ni fruit, et qu'ils viendront, c'est sûr, mais peut-être pas le week-end prochain !)
Situation délicieuse, n'est-ce pas ?

Côté personnel, pleins de choses qui tombent en même temps :
- L'école privée où on voulait mettre notre fils est pleine
- Une autre école est a priori partante pour le prendre, mais il faut remplir le dossier d'inscription
- Donc battre le rappel auprès de la maîtresse pour récupérer le bulletin de notes qui était reparti à l'école
- Se renseigner où et comment obtenir un certificat de baptême - forcément d'urgence
- Se battre avec le banquier pour que les conditions de prêt qu'il m'avait indiquées au téléphone soient tenues
- Lui mettre la pression sur le délai, car la promesse de vente ne nous donne qu'un mois pour présenter l'offre de prêt
- Courir après l'agence immobilière qui s'occupe de la gestion de notre bien immobilier, parce qu'on veut la virer, mais elle a trop de choses à éclaircir avant qu'on ne le lui annonce
- Courir après notre syndic de copropriété, parce qu'en tant que président du conseil syndical, c'est mon job d'exiger qu'en face de chaque dépense, il y ait une facture
- Prendre le billet d'avion pour les vacances car je ne l'ai pas encore fait
- Refaire les comptes pour être sûr que nos finances supporterons les surcoûts de l'école privée et du prêt et des vacances
- Commencer à m'inquiéter car une rumeur de licenciements court dans la boîte de ma femme
- Rester discret sur une très bonne amie avec qui je papote de longues heures le soir
- Traiter les affaires courantes (factures, comptes)
- Engueuler la mutuelle qui ne rembourse plus les frais de santé de ma femme depuis plusieurs mois
- Préparer en ma note frais, que je n'ai pas faite depuis de longs mois (c'est moi qui fait la banque pour ma boîte, pas bon ça...)
- Vérifier comptes et mails de mes parents qui sont partis quelques mois en vacances
- Reconduire l'inscription de mon fils dans le public, au cas où
- Papoter avec mon amie M qui vient d'avoir un charmant bébé, et que je n'ai même plus le temps d'appeler
- Penser à la fête des mères
- Gérer la maintenance informatique du PC de mon père, à distance, et vérifier l'innocuité de cette mise à jour de firmware recommandée pour son disque dur
- ...

En général, j'aime bien mener plusieurs choses de front, je ne travaille jamais aussi bien que sous pression.
Mais là, fatigue, marre...

Je vieillis ?

jeudi 4 juin 2009

Mais qu'est-ce que j'fous là ?


Que celui ou celle qui ne s'est jamais posé la question lève le doigt !
J'en étais sûr, je ne vois pas de main levée (comment ça, je ne vous vois pas de toutes manières ? Et votre webcam que j'ai détournée, vous l'avez oubliée ?)

Moi je pense ça à chaque fois que je me retrouve dans mon conseil syndical.
Pour ceux à qui ça échappe, un conseil syndical est un groupe de copropriétaires bénévoles, élus par les autres, dont le but est de contrôler le syndic de copropriété (qui lui est un organisme extérieur rémunéré).

Ca, c'est la définition officielle. En pratique, c'est un groupe de volontaires qui aiment bien savoir l'envers du décor de la résidence (les ragots, quoi !), et qui assistent, non qui regardent le président du conseil syndical faire le boulot.

Et le plus terrible, c'est justement d'être président ! Mais qu'est-ce qui m'a pris le jour où je me suis proposé ?
Maintenant c'est moi qui doit me rendre disponible pour rencontrer le syndic, c'est moi qui doit vérifier qu'ils font bien les choses qu'on leur demande, les relancer parce qu'ils ne les ont pas faits, etc...
Il faut aussi valider les factures de travaux, trouver des idées pour régler les problèmes des dégradations causées par les bandes de jeunes...
C'est dans ma boîte aux lettres qu'arrivent les mots énervés des autres résidents ("On est en mai et le chauffage n'est toujours pas arrêté..." "Pourquoi le syndic ne nous a t-il pas envoyé les relevés de charges ?"...)

Et en plus, parce que le syndic a tellement pris de retard sur leur comptabilité, il faut maintenant qu'on vérifie les comptes une nuit de semaine, pour ne pas décaler l'assemblée générale !

Je sens que la majorité d'entre vous va me dire :
Mais pourquoi ne pas démissionner et quitter le conseil syndical ?
Tout le problème est là : nous sommes cinq, deux "actifs" et trois "inactifs".
Quitter le conseil reviendrait à laisser à cette co-bénévole tout le boulot pour l'année prochaine...

Et quand on est dans une équipe, il faut penser aux autres.

dimanche 31 mai 2009

Ma plus grande fierté


Il y a quelque chose dont je suis particulièrement fier, et que personne ne soupçonne.
Je n'en ai jamais parlé à personne. Ce n'est pas un secret, c'est un non-dit.

Le sujet a tellement été tabou avec mes parents, que j'ai mis plus de quinze ans à me rendre compte de mon "handicap". Et j'ai mis plus de 5 ans à comprendre que je pouvais le régler.

J'étais affecté, depuis que j'ai appris à parler, de zozotement (croyez-le, c'est la première fois que je verbalise cela).
Je sais que cela peut paraître absurde, mais je ne m'en étais jamais rendu compte avant l'âge de 15-16 ans. Comment m'en rendre compte ? Mes parents n'ont jamais évoqué le problème, ni des médecins, ni des professeurs, ni des camarades...

C'est un professeur de français, au cours d'un oral de bac blanc (donc même pas mon professeur attitré), qui avait évoqué le problème au détour d'une phrase. Cela m'avait profondément vexé ! Comment pouvait-elle dire que je ne m'exprimais pas comme tout le monde ?

Accepter cette différence a pris très longtemps, trèèèès longtemps.

Puis, après plusieurs années, j'ai commencé à me demander si on pouvait y faire quelque chose. Mais tout ce cheminement n'était qu'intérieur et personnel : je n'en ai jamais parlé à personne, et personne ne m'en a parlé (à part cette prof).
D'autant plus qu'à l'époque Internet n'existait pas, et je ne savais même pas mettre un nom sur ce que je ressentais comme une imperfection.

J'ai commencé par me demander si j'étais capable de produire les "S" tels que je l entendais. J'ai expérimenté plusieurs positions de ma langue dans la bouche. En pointant ma langue contre mon palais, je me suis rendu compte que le sifflement était le bon.
Par contre, ce n'était pas du tout naturel ! Pas étonnant, puisque depuis presque 20 ans je prononçais mes "S" différemment.

En rentrant à l'école d'ingénieurs, j'ai décidé de me corriger. Je m'étais donné trois mois pour m'habituer à parler "normalement", et que cela soit un réflexe.
En trois semaines, mon problème était réglé.

Personne ne m'a jamais parlé du changement...