samedi 20 avril 2013

Que c'est bon de se sentir bien !



Quel bonheur que de se sentir bien, joyeux, content, heureux quoi... 
 
Pourquoi me sens-je comme ça ce matin (eh oui, pour une fois, le billet a été écrit au fil de l'eau, quasiment en direct !) ?

Plusieurs raisons :

Première raison : hier soir. Nous avons fêté le centenaire de notre entreprise. Magnifique soirée, organisée comme d'habitude avec grand soin : peu de parlottes, beaucoup d'animations entre les plats, un dessert au chocolat, un dance-floor jusqu’à très tard, et une ambiance, une joie d'être ensemble, des rires...

Ma RH était éblouissante de beauté et de vie, très stressée et fatiguée par l'organisation de la soirée, mais radieuse. Et j'ai retrouvé une amie qui a quitté la boîte depuis plusieurs années, mais qui, à mes yeux, incarne tout l'esprit de l'entreprise : compétence, mais aussi partage, bonne humeur, joie de vivre communicative.

Comment était-elle invitée ? Simplement grâce a son réseau d'ami(e)s restés dans la société. Et tout naturellement, je l'ai accaparée à ma table et nous avons bavardé et rigolé toute la soirée.
Je l'ai même déposée chez elle en fin de soirée (en tout bien tout honneur, juste pour lui éviter un taxi).

Quoique je suis sûr que ça alimentera quelques rumeurs lundi, car :
 - elle n’était pas officiellement invitée
 - j'étais un des seuls à savoir qu'elle venait
 - ma femme n’était pas là
 - nous avons passé la soirée ensemble
 - nous sommes partis ensemble

Je verrai lundi l’étendue des dégâts...



Seconde raison, plus profonde, pour laquelle je me sens bien :

Ma RH m'avait lancé en début d'année sur un programme de tutorat avec un jeune sorti d’école (un polytechnicien d'ailleurs, juste pour montrer le niveau du bonhomme).
J'avais jusqu’à présent compris ça comme un simple parcours de formation pour jeune embauché, mais jeudi et vendredi dernier, j'ai participé à la journée d'accueil des jeunes de la "promotion 2013", qui était doublée d'une journée de formation pour les tuteurs. Et j'ai découvert que je faisais partie des 30 tuteurs repartis sur la France entière, chacun étant charge d’établir un vrai lien de transmission de savoirs et de valeurs avec le jeune sous sa responsabilité.
Ajouté à cela, le fait que ce programme, identifié comme un révélateur de talents, a pour but de former dès l’entrée dans le groupe les futurs chefs d'agence et de secteur ; l'importance des moyens mis à disposition (présence quasi constante des Directeurs France du groupe pendant la formation (et une journée de mecs comme ça, ça coûte !)), qualité de l'organisation (tuteurs venus de la France entière, logés à l’hôtel), ouverture sur la transversalité du groupe, de ses métiers, de son engagement sociétal fort, etc...) ; tout ça montre un vrai programme "de luxe" destiné à former les futures élites.

De cette prise de conscience découle une réflexion, que j'ai retrouvée à l'identique chez mon jeune : est-ce que je mérite vraiment tout ce déploiement de moyens et de confiance ? Mon avis est que oui, lui le mérite pleinement parce qu'il allie une vitesse de compréhension et de travail ahurissante, avec un contact, un sens de l'humain et une humilité magiques.

Mais du coup, je me retrouve avec une mission plus lourde que je l'imaginais : non plus seulement lui apprendre un métier, mais transmettre des valeurs, un esprit, un savoir-être qui lui permettra de se développer et de grandir professionnellement.


Au cours de la soirée, quand j'ai croisé ma RH et qu'elle m'a demandé ce que je pensais de cette journée de présentation, je lui ai répondu, avec tout le pathos dont je suis capable :

- Le programme de tutorat ? Je n'ai qu'un seul mot...
Et après un court silence :
- Merci !

La joie qui a traversé ses yeux, son regard brillant, son sourire heureux m'ont encore plus envie de la serrer dans mes bras (je me suis retenu)... Que voulez-vous, je ne déteste pas ménager quelques effets... 


dimanche 7 avril 2013

Suspens...




Juste un mot rapide ce soir pour expliquer l'incertitude que j'ai pour lundi.

Pour faire très court, il y a une semaine, la secrétaire du Directeur Général m'appelle en me disant de réserver un déjeuner de travail de 12h a 14h lundi, en compagnie de mon DG, mon directeur, et de l'autre chef de service de mon service (nous sommes, depuis peu, deux chefs de service dans ce... service (désolé pour les répétitions)). Inutile de dire que c'est la première fois que ça m'arrive.

Aucune idée du thème du déjeuner, alors je me pose pleins de questions, et je me fais pleins de films...

Et si mon directeur avait démissionné, et qu'il fallait réorganiser les choses ? Je dis ça, car je le trouve vraiment changé depuis un an environ, depuis son divorce et sa mise en ménage avec la directrice commerciale de l'entreprise.

Et si l'entreprise elle-même allait subir des profonds bouleversements ? Surtout en cette période troublée où les différentes entités du groupe sont sujettes à fusion ou rapprochement ?

En rien je n'ai peur pour mon avenir : ma place et mon rôle sont importants pour l'entreprise, et je crois (de source sûre : ma RH) mon travail reconnu. Si la boîte doit évoluer, ce n'est jamais mauvais de se remettre en cause et de se réadapter (en tout cas, c'est ce que je vends à mon équipe dont certains sont inquiets de la tournure des événements).

Donc suspens... Sans doute un peu trop d'espoirs...

On verra bien !

En tout cas, le restaurant est très sympa, et c'est gratuit !!!

dimanche 17 mars 2013

Ahhhh... (soupir d'aise)

 Rêverie - Aquarelle de Laure Barontini


Ça fait quelques temps que je ne vous ai pas parlé de ma RH...
Bon, le premier qui pense que ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé tout court, il sort !!!

Mais non ! Ne sortez pas tous ! Je rigolais !

Ma RH donc...
Le début de l'année a été compliqué pour elle professionnellement parlant, mais je suis sûr qu'elle adore ça. En résumé, son chef (le secrétaire général) quitte la boîte, et sera remplacé par quelqu'un qui n'a pas d'expérience de RH, donc elle va y gagner en responsabilités.

Tout ça pour situer le contexte, et pour dire qu'elle est vraiment débordée ces temps-ci. Cela dit, voici les interactions qu'on a ensemble :

- D'abord je l'ai invitée à déjeuner il y a quelques semaines. C'était un vrai plaisir ! Elle a même accepté que ce soit moi qui paye (elle est de l'école : "je ne veux pas me faire inviter, pour ne rien devoir au mec qui m'invite"). Bon, c'est vrai qu'elle n'a accepté qu'après avoir insisté pour que je fasse une note de frais. Je lui ai promis de demander une fiche au restaurant (ce que j'ai fait, même si je l'ai jetée ensuite ! C'est une affaire de fierté bien plus que d'argent !)
On a eu l'occasion de parler d'elle, de moi, de sa famille, de mon fils, une vraie conversation qui diffère de nos échanges liés au travail. J'ai beaucoup apprécié !

- Ensuite il y a pleins de sujets liés au boulot qui nous forcent à travailler en commun : des formations, des personnes de mon service ou presque qui quittent la boîte (pour certains c'est dommage, d'autres sont poussés dehors), la préparation d'un film parodique sur l'entreprise pour fêter le centenaire de la boîte (préparation top secrète pour ne pas que la direction le sache), travail sur un procédé d'évaluation des candidats à l'embauche pour mon service, etc...
Donc j'ai souvent des prétextes pour venir dans son bureau (même si je le regrette parfois, vu l'énormité du travail qu'elle a)

- Et enfin il y a tous les sujets "hors entreprise" sur lesquels elle me demande un avis. Ça a été un questionnaire d'évaluation de sa personnalité pour jauger un test. Elle a pensé à moi pour donner (professionnellement) mon avis sur elle, alors que je lui ai dit plusieurs fois que je ne croyais pas trop à ce genre de test de personnalité (qui à mon avis peut être infléchi à volonté par l'utilisateur).
Elle m'a montré en avant première sa nouvelle paire de lunettes. Et là, en bon mec moyen, je n'ai même pas su rebondir en lui disant qu'elle était belle avec, tellement j'ai été surpris de la tête que ça lui faisait ! Que voulez-vous, je suis trop honnête...
Elle m'a montré également le montage qu'elle a réalisé pour l'anniversaire (les 50 ans) de sa mère. Je lui avais proposé pour l'occasion de lui installer Photoshop, mais l'informatique et elle, ça fait deux. Mais elle est tellement pleine de créativité que ce qu'elle fait compense largement !
Et tout ce que j'oublie maintenant et qui me reviendra plus tard...

Ça fait un billet un peu long, j'en conviens. Et en plus, je ne sais pas comment le conclure.
Dire simplement que j'apprécie beaucoup sa présence, sa vie, sa spontanéité ? Je crois que c'est évident.
Dire que je suis sur le point de tomber amoureux d'elle ? Ce serait on ne peut plus faux. Le chemin est encore trèèèès long avant d'imaginer ça.

Alors dire que je ne sais pas trop comment me comporter ? Dire que je crains que ma position d'homme marié, de salarié de la même entreprise qu'elle, ne contrevienne à tous ses principes ? Dire que j'ai peur d'imaginer des choses qu'elle imagine complètement différemment ?

Pfffff, c'est dur la vie !!

Mais c'est tellement bon aussi !!

samedi 23 février 2013

Les joies de la télé





Depuis plusieurs mois, ma femme souhaitait avoir quelques chaînes de télévision supplémentaires, dont la chaîne E-Entertainment, qui propose le type de ragots sur les 'stars' qu'elle adore (les ragots, pas les stars...)

La voilà donc partie à appeler notre opérateur de réseaux câblés favori (euh... Non, disons plutôt "imposé" - à son sujet regardez les démêlés que j'avais eus avec lui pour voir son niveau de (in)compétence - là j'ai voulu faire un lien, mais impossible de retrouver le billet où j'en parlais !).

Bon, j'avoue que je n'ai pas pris les choses en main moi-même, parce que j'avais vérifié sur Internet les différents forfaits qu'ils proposent. Et cette chaîne ne faisait partie que d'un bouquet BEAUCOUP plus cher !
Peu importe ! Avec sa détermination coutumière (forte, mais en général peu durable), ma femme appelle le centre téléphonique situé sans doute à quelques milliers de kilomètres. Elle l'appelle une première fois, obtient le droit de débrancher et de rebrancher le décodeur puis d'attendre quelques heures.
C'est la manière la plus facile qu'ont les services téléphoniques pour se débarrasser des clients : leur dire "pas de problème, c'est réglé. Il vous suffit juste d'attendre." Pratique, sachant qu'au prochain appel, aucune chance de retomber sur le même employé !

Deuxième appel, autre réponse. Cette fois, on lui a dit "Ah, mais ce n'est pas possible, ça ne fait pas partie d'un forfait..." Là, on a envie de crier "mais pourquoi le crétin que j'avais eu avant m'a dit le contraire !!". Mais on se retient... Solution proposée par l'employé : envoyer un courrier pour demander un geste commercial. Et hop, un client de plus dont on se débarrasse !

Quelques semaines plus tard, et un courrier recommandé (évidemment suivi d'aucun effet), ma femme continue d'appeler. Elle tombe cette fois sur quelqu'un qui lui dit : "pas de problème, il suffit de changer de forfait, mais ça ne changera ni vos chaînes actuelles, ni le prix". Moi j'aurais eu envie de répondre "C'est pas un peu bizarre d'avoir deux forfaits au même prix, avec les mêmes chaînes sauf une de plus ???" Mais ce n'était pas moi qui avait le téléphone...
Résultat : quelques heures après, la chaîne était bien accessible, j'avais reçu par mail un nouveau contrat avec un autre nom de forfait, mais le même montant à payer !!

Incroyable non ?


Et vous savez ce qu'il y avait aussi dans le mail ?

"Votre carte SIM vous sera envoyée dès réception de ces documents et votre forfait mobile sera activé."


Bonne surprise ? Cadeau même puisque je n'ai ajamais eu de forfait portable avec eux ??

Bien sûr que non, je n'ai jamais reçu de carte SIM !



Ouf, j'avais eu peur d'une soudaine crise de compétence !!!

samedi 2 février 2013

Une soirée ordinaire






En général, j'essaye de demander à ma femme comment s'est passée sa journée, ce qu'elle a fait, etc...
De là, j'ai deux réponses possibles :
Soit elle fait la gueule, et au mieux j'ai droit à un "ça va" inexpressif et dénué de sens.
Soit elle a envie de parler, et là, elle me raconte les événements de la journée, les conflits qu'elle a avec ses collègues, les problèmes qu'elle rencontre, les pannes informatiques, les échanges de mail, les tensions, etc... Cela tourne parfois à la logorrhée, où j'ai à peine la possibilité d'en placer une... Ça doit forcement lui faire du bien de parler, mais au bout d'une demi-heure à écouter, ça finit par paraître long !

La réciproque est rarement vraie, sauf un soir récent, où, alors que j’étais en train de dîner avec mon fils, et qu'elle regardait la télé à côté. Elle m'a demandé :
- Et toi, qu'as tu fait aujourd'hui ?
- Tiens, moi ça a été une journée bizarre. J'ai été obligé de faire moi-même une étude de modélisation, à la place de X. Tu te souviens de X ?

X est notre ingénieur spécialiste en calculs, que ma femme a déjà rencontré.

Pas de réponse.

Volontairement je ne relance pas. J'attends.
Au bout de quelques minutes, je me rends compte qu'elle est scotchée sur la télé... Heureusement je trouverai ailleurs une oreille plus attentive...

A-t-elle même entendu sa propre question ?

dimanche 20 janvier 2013




Bon, j'avoue vous avoir laissé un peu tomber ces derniers temps ! Sans raison aucune d'ailleurs... Sinon le froid, la fatigue, le manque d'envie.

Mais no panic ! Ça va changer, je me suis mis ardemment aux vitamines !


J'en profite pour vous souhaiter une Bonne Année 2013, avec pleins de joies, de folies, de bonheurs, tout ça tout ça...



Vous avez l'impression que je suis toujours en train de râler sur ma femme (ou elle sur moi), et que l'image que vous en avez est forcément biaisée.

Ça ne doit pas être complètement faux. Cependant, il y a quand même des signes objectifs.

Pour Noël, nous étions partis, ma femme, mon fils et moi, chez mes parents. Il était prévu que ma femme n'y reste que quelques jours, puisqu'elle reprenait le travail le 26, alors que mon fils et moi y passerions la semaine.
Le séjour s'est globalement bien déroulé, mais de fortes tensions étaient palpables, notamment à chaque fois que ma femme faisait une remarque à mon fils, sur tout : son attitude, sa façon de manger, ce qu'il mangeait, ce qu'il ne mangeait pas, quand il jouait, quand il ne jouait pas...
A tel point que mon fils a chuchoté à sa grand-mère : "Vivement mercredi, ça sera les vraies vacances !", ce à quoi il s'est fait doucement réprimandé, car même si tout le monde pense la même chose, ça ne se dit pas.

Le mardi après-midi, on a raccompagné ma femme à la gare.
Le mardi soir, au dîner, mon fils a failli s'étouffer de rire face aux blagues répétées de mon père et de moi. L'ambiance était heureuse et joviale, comme elle n'avait pas pu l'être pendant les trois jours précédents.

De vraies vacances, quoi !

dimanche 16 décembre 2012

Victoire ! (de la musique...)







Me voilà redevenu jeune homme plein de doutes face à des manœuvres de séduction.

Bon, commençons par le début : j'ai la chance, mardi prochain, de pouvoir assister, entre midi et deux heures, à un récital de Nathalie Dessay et Karine Deshayes. Gratuitement va sans dire !
Pour situer ces deux artistes, l'une est soprano et la seconde mezzo-soprano ; toutes deux nationalement et internationalement reconnues ; toutes deux récompensées (la première six fois, la seconde une fois) aux Victoires de la Musique Classique.
Bon en un mot, c'est du lourd, du très lourd !

Et maintenant je vais vous dire à qui j'ai demandé de m'accompagner...
Vous souvenez-vous de ce billet-ci ?

A l’époque je la trouvais sympa, ouverte, agréable...

Depuis je ne sais plus que penser d'elle.

Disons que mon travail m'a rapproché d'elle, d'abord pour le choix de mes stagiaires. On a fait des entretiens ensemble ; enfin disons qu'elle m'a aidé/formé à faire passer un entretien.
Ensuite et pour faire simple, certaines carences managériales de mon chef nous ont poussé à travailler davantage ensemble. C'est par exemple moi qui allait la voir pour évoquer les formations des membres de mon équipe (normalement gérées par mon chef), pour évoquer des tensions dans mon service (son oreille est à la fois plus disponible et plus pertinente que celle de mon chef). En retour, je crois qu'elle a essayé d'insister pour que je sois chargé des entretiens annuels de mon équipe (qui, sinon, n'avaient pas lieu)...

Et voilà que je me retrouve à me poser des questions, voire à me faire des films dans ma tête.
Dans son attitude envers moi, qu'est-ce qui est innocent et qu'est-ce qui est un message subliminal ?
Je sais qu'elle est "vieille école", du genre à laisser l'homme prendre les initiatives de séduction. Qu'elle est très conservatrice en ce qui concerne les valeurs familiales (je suis marié, et elle célibataire)...

Mais que dois-je comprendre lorsqu'elle se précipite pour décaler un rendez-vous pour être disponible pour le récital ?
Mais que dois-je comprendre lorsqu'elle appuie sa tête sur mon épaule devant tout le monde si elle est fatiguée et qu'elle en a marre (je ne suis pas non plus le seul à qui elle le fait mais... Enfin... Je n'en suis même plus sûr...) ?
Mais que dois-je comprendre lorsqu'elle m’emmène à l'autre bout de la salle lors d'un pot de fin d'année pour chercher à papoter, qu'elle me demande de lui servir du champagne, de lui décortiquer ses apéricubes ?

Je me sens à la fois comme un adolescent en plein fantasme, et comme un être sensé qui sait qu'il n'analyse ces situations qu'à travers le filtre déformant de ses états d’âme.

J'attends avec impatience (autant que je redoute) ces moments avec elle mardi, d'abord tous les deux dans la voiture (j’espère que personne d'autre ne voudra profiter de moi comme taxi), ensuite assis l'un à côté de l'autre pendant la représentation émouvante (si nous sommes émus, peut-être devrais-je lui tenir la main ?), enfin côte à côte dans la voiture au retour, peut-être encore sous le charme des cantatrices...

Vivement mardi ! Ou pas !

J'ai tellement l'impression de me faire un film...

Indécis comme un mec, quoi...