samedi 26 décembre 2009

Peurs Enfantines



(en attendant de revenir à la maison pour à nouveau être "en live" avec vous, un billet préparé depuis longtemps...
Donc je ne serai pas très réactifs dans les commentaires...D'avance désolé !)


Entre 5 et 10 ans (peut-être plus), se situe l'âge où l'enfant vit des cauchemars, a peur des monstres ou des sorcières.
Mon fils traverse cette période sans trop d'encombres, tant mieux pour lui.

Je me souviens qu'à son âge, ou peut-être un peu plus vieux, entre 8 et 10-11 ans, j'avais plusieurs types de peurs ou de cauchemars.

Un dont je me suis toujours souvenu, encore aujourd'hui, était court (comme presque tous mes rêves). Je montais un escalier hélicoïdal, large et interminable comme ils peuvent l'être dans les rêves. Autour, aucun décor, peut-être le vide noir et absolu. En haut, une porte. Et alors que j'arrive à cette porte et que je m'apprête à l'ouvrir, une main humaine, coupée, tombe sur moi.
Pour qu'il m'ait marqué presque trente ans après, je suppose l'avoir vécu à plusieurs reprises.

Un autre cauchemar récurrent, c'est celui où l'on sent l'insécurité, la peur nous prend au ventre.
En faisant un effort suffisant, on arrive à s'en détacher pour allumer la lampe de chevet. Mais la lumière ne s'allume pas. L'ampoule grillée, ou la prise électrique qui a encore glissé. Je me lève alors pour allumer la lumière du plafond à l'aide du commutateur, près de la porte. Mais il ne fonctionne pas non plus. Je me rends alors compte que je rêve, et qu'il faut que je me réveille pour allumer. Je tends alors réellement la main pour atteindre la lampe de chevet. Mais ça ne marche toujours pas. Mais là, suis-je éveillé, ou toujours en train de dormir ? Dois-je me lever ?
Ces rêves en cascades, enchevêtrés, sont très troublants. J'y ai suffisamment de conscience pour me convaincre que je dois me réveiller, mais comment vérifier que j'ai réellement cessé de dormir ? C'est une question presque philosophique !

A force de réaliser ce cauchemar récurrent, j'ai découvert une parade : Puisque mon esprit est capable de recréer la chambre avec suffisamment de détails pour que je ne puisse la distinguer de la réelle, jouons avec ses limites ! Est-il capable de me montrer l'heure de mon réveil ? Au début non, puis oui. Il fallait trouver autre chose.
Est-il capable de me représenter toute la complexité d'une page d'un livre ? Je l'ai berné avec ça, au début. Puis il a réussi à me montrer un paragraphe... Mais il n'a jamais réussi à recréer une page complète, avec le titre du livre, le numéro de page, etc...
Voilà comment j'ai été plus malin que mon propre cerveau !

dimanche 20 décembre 2009

Didou's Tag


Des tags, des tags et encore des tags...
Je me suis dit que plutôt que de subir les tags, il pouvait être plus amusant de les infliger aux autres !
C'est pourquoi je vous livre en direct le premier tag "made in Didou". 10 questions 100% maison... Aucun lien entre elles, tout est décousu... Et pas si facile à répondre...

Et suspens : à qui vais-je les refiler ?

1/ Pour ou contre la peine de mort ? Et surtout pourquoi ou pour qui ?

A la base je crois être contre dans l'extrême majorité des cas. Quand on voit les dégâts qu'une affaire Outreau peut causer, on réfléchit à deux fois. En revanche, je voterai pour la peine de mort en cas de récidive. Exemple : un mec viole une femme, purge une peine de prison, sort et recommence. Là, la peine de mort pourrait être plaidée. Idem pour une femme qui commet un meurtre, paye sa dette en prison et recommence après.
Je crois que l'argument principal contre la peine de mort, c'est le risque d'erreur judiciaire. En ne l'appliquant qu'aux récidivistes de crimes aggravés, à la fois on limite le nombre de cas, et on limite les risques d'erreur aussi (statistiquement, je suis persuadé que ça ne serait vraiment pas de bol qu'un ancien assassin soit reconnu coupable une seconde fois, à tort !).
Et surtout, on évite d'enfermer les gens à jamais, avec toutes les contraintes d'encombrement et surtout de coût !


2/ A quoi vous fait penser le mot "citron" ?

Spontanément, ce mot évoque la chanson Gainsbourg/Gainsbourg : "Lemon Incest". Chanson qui a fait un véritable scandale quand elle est sortie. Mais qui m'a toujours plu, à la fois par la fraicheur et sincérité des interprètes, que par le génie musical du compositeur.
Accessoirement, ça me fait aussi penser aux crêpes miel/citron. Mmmmmm, un vrai délice !!


3/ Plutôt lit douillet ou sable brûlant ?

Plutôt lit douillet, je n'aime pas me brûler la peau...


4/ Quelle est la dernière occasion pour laquelle votre cœur a battu VRAIMENT fort ?

Cet après-midi même, lors de la scène de ménage qui a résulté de la réflexion que j’ai faite à ma femme après qu’elle ait interrompu péremptoirement, et à travers l’appartement, mon fils qui me racontait quelque chose pendant le déjeuner.


5/ Un génie vous offre un unique souhait : lequel choisireriez-vous ?

Mon premier réflexe est une pirouette, et vous allez m'accuser de ne pas répondre à la question. Je lui aurais dit : "Créé-moi un Génie qui devra me réaliser 10 vœux, sans limitations de pouvoir".
Cela dit, je suis quand même fier de ma formulation, que même la mythologie indienne n'aurait pu détourner, comme elle a détourné les souhaits de Hiranyakashipu!
Plus sérieusement, et très altruistement, je crois que je demanderais que chaque homme apprenne la tolérance et le respect des valeurs de l'autre.
Comme ça, paf, d'un coup toutes les guerres, tout le racisme, tout disparait d'un coup ! Malin non ?


6/ Le coup de foudre existe-t-il ?

Et comment !
Parlez-en au sapin de la propriété de mes parents, il en a perdu la tête !
OK, j'arrête de faire l'andouille !
Si le coup de foudre, c'est s'arrêter à la première minute et être convaincu d'avoir trouvé la femme de sa vie, alors il faut arrêter de croire au Père Noël !
Si c'est apprendre à se connaître une soirée (attention, je n'ai pas dit une nuit !), puis se revoir tous les jours de la semaine, pour être fondu(e) amoureux(se), là, pourquoi pas ?
En d'autres mots, ce n'est pas un évènement que j'ai eu l'occasion d'expérimenter, et que je ne connaitrai, selon toutes probabilités, jamais.


7/ Qui a la voix la plus sexy que vous ayez jamais entendue ?

C'est une ancienne collègue de travail, avec laquelle je suis resté en contact après que nous ayons tous les deux changé d'entreprise. Elle a une voix, comment dire... Vraiment envoûtante. Relativement grave pour une femme. Mais avec des intonations d'une sensualité renversante, chaude, harmonique (harmonieuse aussi, mais je veux dire avec beaucoup d'harmoniques différentes (c'est comme ça qu'on dit en musique, non ? Par exemple pour différencier une note de piano d'une note de xylophone...))
Mais avec ma franchise habituelle, je ne lui ai jamais dit. Pas envie de modifier nos relations avec ce genre de remarque. Surtout qu'elle forme, avec son mari, un couple quasi parfait (jeunes, beaux, cadres dynamiques (lui DRH elle ingénieure), ouverts, etc...)


8/ "La religion est l'opium du peuple" ou "la religion assure le salut de mon âme" ?

Sans hésiter une seule seconde la citation de Marx. La religion n'est à mon avis qu'une organisation collective et excessive d'une croyance qui pourrait être simplement d'ordre privé.


9/ "Définir, c'est supprimer" ?

J'adore cette citation, car elle semble absurde au premier abord. On a envie de dire que définir, c'est créer... Et pourtant, quand on définit, on limite l'objet qu'on définit à quelque chose de fermé, de figé. On élimine toute extension possible de la définition. On stoppe toute part de rêve ou d'imagination.
Enfermer dans une définition, c'est supprimer toute part d'interprétation personnelle, toute identité propre...


10/ Qu'évoque pour vous l'équipe de France de football ?

Une belle réussite... financière ! Non mais imaginez-vous les droits de diffusion télévisuelle, les sponsors, la vente de l'image par les produits dérivés, etc...
C'est avant tout une monstrueuse machine à fric !
Bravo pour cette belle réussite commerciale !


Et maintenant l'heure du verdict ! Si elles sont d'accord, je refile ce tag à Emma, Dominique, Risette, Jeanne, Nine et Ksenia.

lundi 14 décembre 2009

Le Clan des 7


Je m'exécute...
Pendant que j'avais le dos tourné, un couple de personnes bien intentionnées (en l'occurrence Jeanne et Dana) m'ont refilé un tag sur 7 choses qu'elles ne connaissent pas de moi.

Alors il y a normalement tout un protocole (avec des citations, des images à recopier) enfin tout un fatras auquel je me vante de déroger. Ce blog étant mon espace à moi, j'y ferai ce qui me plait, na !

Si j'ai bien compris, je peux choisir de suivre les péchés capiteux (je suis contre la peine capitale, quoique... Disons que je suis contre la religion), ou bien de me lancer freestyle.

Etant de nature taquine, je n'en ferai rien et je suivrai plutôt les 7 péchés mortels (après vérification, je croyais que c'était une liste de péchés à part, eh ben je me suis planté, c'est la même liste...)

1-Je suis terriblement faignant. Je me souviens même que je le revendiquais à l'école pour en faire le moins possible : avant de commencer à écrire (fatigant !), je prenais toujours le temps de réfléchir à la manière la plus courte d'exposer mon raisonnement. Du coup, j'étais très bon en résumés de textes et en mathématiques.

2-J'étais très timide étant gamin. Très facilement influençable. Et globalement très coincé avec les filles. En classe de 6ème, mes copains avaient parié que je refuserais de faire la bise à une fille de la classe, pleinement consentante et réputée peu farouche avec les garçons. Je crois avoir testé toutes les couleurs de visage, de tomate à écarlate, en passant par cerise.
Et ils ont gagné leur pari...

3-C'est pas une révélation, je suis gourmand ! Je vendrais mon âme au premier marchand venu, en échange d'une part valable de chocolat (remarquez mon habileté : je vends un truc que je ne crois pas posséder, et je laisse la quantité de chocolat à définir !). Donc ça ne compte pas...

Etudiant, je jouais régulièrement aux Echecs, et parfois en tournoi. Ma plus grosse performance : vice-champion de l'Université d'Assas, où j'ai perdu en finale contre un joueur classé dans les 1900, sur une variante Vinawer de la défense française (15 ans après, je me souviens encore du début).

4-De même, vous annoncer que je suis radin ne sera pas une confession douloureuse. Ca ne compte pas non plus.

J'adore le noir et la nuit. Enfant, je n'allumais jamais les lumières pour regagner ma chambre pour me coucher. Je me déplaçais à tâtons, connaissant précisément les obstacles et les distances (sauf les premiers jours de décembre, quand le sapin trônait depuis peu dans la salle à manger). Je n'ai pas changé. Dans le parking de ma résidence, je me déplace toujours dans l'obscurité pour retrouver ma voiture.

5-Je n'ai pas connu énormément de femmes dans ma vie. Ce qui est remarquable, et dont je me suis rendu compte relativement récemment, c'est que je n'ai jamais connu de femme "blanche". Européenne disons. J'ai toujours été attiré, de tous temps par les femmes qui véhiculaient de l'exotisme... Mais il n'est jamais trop tard pour découvrir...

6-Je me trouve relativement calme. J'ai souvent assez de sang-froid pour prendre sur moi, et ne pas exploser. Je préfère de beaucoup glisser une remarque cinglante, en insistant juste ce qu'il faut dessus ; plutôt que de me mettre à hurler.
Pourtant, ma femme trouve que je suis agressif avec elle, et que je me mets facilement en colère. Mystère de la vie conjugale ?

7-Pour tout vous avouer, quand j'ai commencé à alimenter ce blog il y a quelque 180 billets (déjà !), un des thèmes que je souhaitais développer était la sexualité. Au début, je voulais prendre un peu de temps pour m'habituer à la blogosphère, puis peu à peu, alors que certaines habitudes ou certains liens se créaient avec des bloggeuses, je n'ai pas vraiment osé... Ou alors j'ai abordé le thème diagonalement, avec un peu de pudeur. Mais au fond de moi, je sais que ce thème est toujours inachevé ici, comme un but non atteint, comme un demi-échec au milieu d'un espace où je suis heureux de m'épanouir.
Et c'est la plus grosse confession que je vous ferai aujourd'hui...

Et toujours par esprit de contradiction, je ne refilerai le bébé à personne, na !

lundi 7 décembre 2009

Panique !!



Un billet très court pour vous demander votre avis :
Tout début d'année prochaine, mon entreprise organise sa soirée des voeux (voir ici et ici).
D'habitude, cette soirée a lieu un vendredi, et les conjoints ne sont pas invités.
Cette année, mon patron a décidé d'organiser ça un samedi, pour pouvoir inviter les conjoints.

J'ai jusqu'à fin de la semaine pour remplir une des trois cases suivantes :
- Ne viendra pas (hors de question)
- Viendra seul
- Viendra accompagné (1 personne maximum)

Comme vous le sentez, je n'ai pas vraiment envie d'y aller avec ma femme. Pour faire court, je sais que je ne m'amuserai pas pareil, qu'elle risquera de s'ennuyer, je n'aime pas non plus associer la sphère du travail avec celle de la vie privée, etc...

Mais j'ai deux problèmes :
1/ Si je lui en parle, je suis persuadé qu'elle voudra venir (100% sûr). Donc dois-je lui mentir ?
2/ Si j'y vais seul, quelle image véhiculerais-je vis-à-vis de mes collègues ?

Compliqué tout ça...

Des idées ?

vendredi 4 décembre 2009

Inde troisième



Je sais, je travaille toujours autant mes titres...
La première qui fait une réflexion... ben... tant pis pour elle, na !

Dans notre parcours en Inde, il y a deux volets complètement dissociables.
D'un côté Bombay, l'immense métropole, à la densité de gens impressionnante, à la circulation et au bruit (c'est pareil) assourdissants, à la pauvreté omniprésente.
De l'autre côté, le reste de l'Etat du Maharashtra, aux grandes étendues vallonnées, aux paysages éblouissants, à la diversité envoûtante.



Bombay, nous l'avons vécu de l'intérieur, navigant d'un point à un autre en taxi ou en train.
Ah ! Ce train !
Mon fils a adoré notre (modeste) voyage en train. Nous l'avons pris du sud de Bombay, là où nous logions (la gare de départ en fait, et ce détail a toute son importance) pour nous rendre à Borivari, gare à environ 25 km au nord, toujours à Bombay - une heure de trajet environ...



Il faut louer le système de train indien. Les billets sont très faciles à prendre, les files d'attente impeccablement alignées (rien à voir avec nos queues en amas à la française où on est obligé d'être parqués pour être disciplinés). Certes, la voie de départ est difficile à deviner, surtout quand elle est écrite en Hindi...
Nous nous sommes assis dans le train, dans un wagon quasi vide (pas ceux réservés aux femmes, j'avais fait attention). Le train est parti, impossible de savoir s'il était à l'heure ou pas, puisque je n'arrivais pas à décrypter le panneau d'affichage.
Au bout de quelques stations, il s'est rempli. Quelques stations plus loin, il s'est bourré. Encore quelques arrêts, et les gens étaient entassés, empilés, compressés... Pire qu'un métro à Paris un jour de grève !

Les portes ne se fermant jamais (même quand le wagon est vide, d'ailleurs), les voyageurs débordaient largement à l'extérieur. Ils n'étaient plus raccordés au train que par un pied et une main. Et mon fils, coincé contre la fenêtre (nous étions assis sur une banquette de 3 places... au début, puis de 4, pour finir assis à 5. Donc forcément l'espace vital diminue d'autant), prenait un plaisir particulier à faire des coucous aux voyageurs suspendus de l'autre côté de la fenêtre. Lesquels rigolaient et renvoyaient le sourire.

Au retour, le moment de monter dans le wagon étant repéré comme stratégique, j'ai agrippé mon gamin et je l'ai propulsé dans la cohue, mettant à profit toute mon expérience des transports parisiens. Objectif pleinement atteint, puisqu'on a même réussi à être assis au retour !



En dehors de Bombay en revanche, nous avions opté pour la totale liberté de mouvement qu'offrait une voiture de location. Du coup, nous avons changé de niveau d'immersion dans la vie indienne. Nous n'étions plus des touristes noyés au milieu des locaux, nous étions des touristes "hauts-de-gamme" qui fréquentions des hôtels de luxe.
Et quel luxe !

La saison, encore très peu touristique, et le parcours, pas toujours traditionnel, et surtout le fait d'arriver le soir même, nous ont permis d'avoir une puissance de négociation très agréable.
Comment peut réagir un gérant d'un hôtel d'une centaine de chambres, dont 4 sont actuellement prises, quand arrive un touriste qui propose de rester 3 nuits, de payer cash en avance, et qui sait pertinemment que d'autres hôtels en ville seraient ravis de le recevoir ? Il est forcé de casser les prix. Le maximum que j'ai obtenu : 60% de rabais sur le prix affiché (au bout d'une demi-heure de lutte, et un jeu intéressant avec le silence). Par principe, les hôtels, voitures (j'ai dépensé moins de 50% du budget que j'avais prévu pour le poste voiture !) et autres prestations "complexes" sont de mon ressort pour la négociation. Au marché et dans les boutiques, ma femme est dans son élément, et je la trouve à chaque fois impressionnante.



Le Maharashtra est une région splendide ! Fortement vallonnée, avec une altitude maximum de l'ordre de 1500 m, elle a pourtant des falaises abruptes qui permettent de dévoiler, au détour d'une route en lacets, la profondeur poignante d'un paysage verdoyant, aussi sauvage et aussi pur que si l'homme ne l'avait jamais approché. Les forêts éclatantes qui recouvrent des collines entières aussi parfaitement qu'une mousse sur une pierre ; les rivières serpentantes qui trouvent leur source dans de tumultueux torrents brisés par leur longue chute le long des rochers à pic ; les pitons escarpés qui surgissent, nus et primitifs, accrochés d'un bras de pierre à leur falaise-mère ; tout autour de nous mène à l'admiration et au rêve, immergés dans tant de splendeur.

Aucune photo, aucun mot n'est assez fort pour décrire la beauté de cette partie de l'Inde.



La seule manière de le découvrir, c'est de le vivre !