
Bon, j'ai cherché, je n'ai pas trouvé l'anglicisme associé aux années 2000. Si quelqu'un peut m'éclairer...
Les années 2000, pour moi, c'est ma première décennie en tant qu'adulte.
Elles commencent en 1999 par un retour en France, aussitôt suivi d'un mariage. Gigantesque pari sur l'avenir pour moi et surtout pour ma femme, tant l'acclimatation dans un nouveau pays, la différence de culture, le regard des autres seront autant d'obstacles qu'elle devra apprendre à surmonter.
En 2001 nait mon fils. En 2004 nous achetons notre résidence principale.
Parallèlement je continue de trouver ma voie professionnelle. Embauché à mon retour en 1999 par un grand groupe (je n'ai jamais travaillé que pour des grands groupes), je change de poste en 2001, en passant de la production aux études. En 2003 je pars chez un groupe concurrent, puis en 2007 je change de filiale. Une suite de postes logique, une progression douce mais normale.
Bizarrement ma vie ne se résume pas facilement, ou plutôt trop. Il faudrait rentrer dans le détail pour avoir quelque chose d'intéressant à dire.
Avec ses hauts et ses bas, avec ses crises et ses bonheurs, la dernière décennie me semble s'être écoulée "naturellement", comme un train qui avance sur ses rails ; qui peut certes avoir retard ou avance, ou être lieu d'infinies histoires, mais qui ne peut pas prendre un virage à 90° à droite.
Ce n'est qu'une suite d'évènements, enchaînés les uns aux autres par la cohérence de ma vie.
Après cette introduction décevante, arrivons au tag.
Objet : Le billet d'avion (merci Emma pour m'avoir indirectement soufflé l'idée). Cette décennie est celle où je commence les grands voyages qui me tiennent à cœur. D'abord seul avec ma femme, en laissant mon fils à mes parents. Ce qui nous permet de découvrir l'Egypte, La Réunion, La Thaïlande...
Puis, après de trop lourds scrupules, c'est à trois que nous nous aventurons au Mali, au Maroc, aux Etats-Unis, en Inde...
Définitivement, le billet d'avion est d'autant plus le symbole de cette décennie, que c'est cette soif de voyages qui nous motive tout au long de l'année.
Evènement : Quand on se souviendra de cette décennie, dans cinquante ou cent ans, on s'en souviendra (à mon humble avis) comme d'une charnière. Dans 100 ans on enseignera aux enfants la chute du mur de Berlin et la dislocation du socialisme russe dans le même cours que les attentats du 11 septembre 2001 et la radicalité américaine. On ne parlera plus de la dizaine d'années de totale hégémonie américaine (1990-2001), on substituera à l'influence du bloc soviétique la puissance de la Chine.
Nous avons une chance énorme, de vivre ce moment unique dans l'histoire du monde. Un peu comme les européens de la fin du XVIIIème siècle, nous sommes les témoins privilégiés d'un changement majeur de l'humanité.
Ce qui dans quelques siècles sera peut-être décrit comme la fin d'une parenthèse... Les seuls deux siècles de l'humanité où la Chine n'a pas été la première puissance mondiale...
Livre : Umberto Eco - Le pendule de Foucault. C'est un livre merveilleux d'érudition et de culture. U.Eco y réécrit l'histoire que nous connaissons à travers le filtre d'un secret. Certains pourraient comparer la démarche au "Da Vinci Code", mais à mon avis, le "Da Vinci Code" est au "Pendule de Foucault" ce que le "Journal de Mickey" est au "Comte de Monte-Cristo". Voilà qui résume tout, je crois.
C'est l'un des seuls livres que j'ai lu deux fois, peut-être le seul, même.
Un seul mot : c'est un livre magique !
Série : C'est dur... Déjà qu'à la décennie précédente j'ai séché... Alors je me permets une entorse aux règles et je vais livrer ma (mes) série de... jeux vidéo favoris. D'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi Jeanne n'a pas prévu cette ligne dans son tag... Ma série préférée a longtemps été les "Gabriel Knight". C'est un jeu d'aventure, style policier, qui raconte la vie d'un jeune américain de New-Orleans, confronté dans le premier volet à des meurtres vaudous, puis dans les suivants au mystère du trésor de Rennes-Le-Château, et au dernier opéra de Wagner et aux loups-garous. C'est bourré d'humour, très fantastique et très bien réalisé. Malheureusement cette série s'est arrêtée à l'épisode 3.
La série des ChessMaster (jeux d'échecs comme son nom l'indique) est toujours une de mes favorites.
Film : Que des films découverts à la télévision, mais je me dois de citer : "La vie de Brian" et/ou "Le sens de la Vie" ; deux films des Monty Python.
Il faut ajouter "La guerre des Etoiles : La Menace Fantôme", que j'ai vu au cinéma tant j'ai été fan des trois premiers opus, et l'incroyable "Dogora" de Patrice Leconte (ne cherchez pas, vous n'en avez sans doute jamais entendu parler).
Chanson : "Rouge" de Sardou (qui est vieille je sais) et "Ma France à moi" de Diam's.
Je sais, c'est tout moi, ça : mélanger l'establishment avec le trendy (j'adore utiliser des mots que je ne maîtrise pas, ça m'éclate !!). Mais surtout surfer sur la dénonciation de la société et de ses valeurs. Voilà qui me déculpabilise de les utiliser pour ma propre évolution personnelle et professionnelle.
Voilà, c'est fini. J'ai hésité à faire un prochain billet dans le prolongement de ceux-ci, que j'aurais intitulé "Futur", et dans lequel j'aurais imaginé mes 10 prochaines années, rythmées par les mêmes objets, évènements, livres... que les décennies passées.
Mais j'ai trop de choses à dire et trop peu de temps pour les dire. J'ai même sacrifié mes livres audio du matin pour avoir un peu plus de temps pour composer quelques billets ! Mais j'écris lentement, je n'y peux rien...
Les années 2000, pour moi, c'est ma première décennie en tant qu'adulte.
Elles commencent en 1999 par un retour en France, aussitôt suivi d'un mariage. Gigantesque pari sur l'avenir pour moi et surtout pour ma femme, tant l'acclimatation dans un nouveau pays, la différence de culture, le regard des autres seront autant d'obstacles qu'elle devra apprendre à surmonter.
En 2001 nait mon fils. En 2004 nous achetons notre résidence principale.
Parallèlement je continue de trouver ma voie professionnelle. Embauché à mon retour en 1999 par un grand groupe (je n'ai jamais travaillé que pour des grands groupes), je change de poste en 2001, en passant de la production aux études. En 2003 je pars chez un groupe concurrent, puis en 2007 je change de filiale. Une suite de postes logique, une progression douce mais normale.
Bizarrement ma vie ne se résume pas facilement, ou plutôt trop. Il faudrait rentrer dans le détail pour avoir quelque chose d'intéressant à dire.
Avec ses hauts et ses bas, avec ses crises et ses bonheurs, la dernière décennie me semble s'être écoulée "naturellement", comme un train qui avance sur ses rails ; qui peut certes avoir retard ou avance, ou être lieu d'infinies histoires, mais qui ne peut pas prendre un virage à 90° à droite.
Ce n'est qu'une suite d'évènements, enchaînés les uns aux autres par la cohérence de ma vie.
Après cette introduction décevante, arrivons au tag.
Objet : Le billet d'avion (merci Emma pour m'avoir indirectement soufflé l'idée). Cette décennie est celle où je commence les grands voyages qui me tiennent à cœur. D'abord seul avec ma femme, en laissant mon fils à mes parents. Ce qui nous permet de découvrir l'Egypte, La Réunion, La Thaïlande...
Puis, après de trop lourds scrupules, c'est à trois que nous nous aventurons au Mali, au Maroc, aux Etats-Unis, en Inde...
Définitivement, le billet d'avion est d'autant plus le symbole de cette décennie, que c'est cette soif de voyages qui nous motive tout au long de l'année.
Evènement : Quand on se souviendra de cette décennie, dans cinquante ou cent ans, on s'en souviendra (à mon humble avis) comme d'une charnière. Dans 100 ans on enseignera aux enfants la chute du mur de Berlin et la dislocation du socialisme russe dans le même cours que les attentats du 11 septembre 2001 et la radicalité américaine. On ne parlera plus de la dizaine d'années de totale hégémonie américaine (1990-2001), on substituera à l'influence du bloc soviétique la puissance de la Chine.
Nous avons une chance énorme, de vivre ce moment unique dans l'histoire du monde. Un peu comme les européens de la fin du XVIIIème siècle, nous sommes les témoins privilégiés d'un changement majeur de l'humanité.
Ce qui dans quelques siècles sera peut-être décrit comme la fin d'une parenthèse... Les seuls deux siècles de l'humanité où la Chine n'a pas été la première puissance mondiale...
Livre : Umberto Eco - Le pendule de Foucault. C'est un livre merveilleux d'érudition et de culture. U.Eco y réécrit l'histoire que nous connaissons à travers le filtre d'un secret. Certains pourraient comparer la démarche au "Da Vinci Code", mais à mon avis, le "Da Vinci Code" est au "Pendule de Foucault" ce que le "Journal de Mickey" est au "Comte de Monte-Cristo". Voilà qui résume tout, je crois.
C'est l'un des seuls livres que j'ai lu deux fois, peut-être le seul, même.
Un seul mot : c'est un livre magique !
Série : C'est dur... Déjà qu'à la décennie précédente j'ai séché... Alors je me permets une entorse aux règles et je vais livrer ma (mes) série de... jeux vidéo favoris. D'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi Jeanne n'a pas prévu cette ligne dans son tag... Ma série préférée a longtemps été les "Gabriel Knight". C'est un jeu d'aventure, style policier, qui raconte la vie d'un jeune américain de New-Orleans, confronté dans le premier volet à des meurtres vaudous, puis dans les suivants au mystère du trésor de Rennes-Le-Château, et au dernier opéra de Wagner et aux loups-garous. C'est bourré d'humour, très fantastique et très bien réalisé. Malheureusement cette série s'est arrêtée à l'épisode 3.
La série des ChessMaster (jeux d'échecs comme son nom l'indique) est toujours une de mes favorites.
Film : Que des films découverts à la télévision, mais je me dois de citer : "La vie de Brian" et/ou "Le sens de la Vie" ; deux films des Monty Python.
Il faut ajouter "La guerre des Etoiles : La Menace Fantôme", que j'ai vu au cinéma tant j'ai été fan des trois premiers opus, et l'incroyable "Dogora" de Patrice Leconte (ne cherchez pas, vous n'en avez sans doute jamais entendu parler).
Chanson : "Rouge" de Sardou (qui est vieille je sais) et "Ma France à moi" de Diam's.
Je sais, c'est tout moi, ça : mélanger l'establishment avec le trendy (j'adore utiliser des mots que je ne maîtrise pas, ça m'éclate !!). Mais surtout surfer sur la dénonciation de la société et de ses valeurs. Voilà qui me déculpabilise de les utiliser pour ma propre évolution personnelle et professionnelle.
Voilà, c'est fini. J'ai hésité à faire un prochain billet dans le prolongement de ceux-ci, que j'aurais intitulé "Futur", et dans lequel j'aurais imaginé mes 10 prochaines années, rythmées par les mêmes objets, évènements, livres... que les décennies passées.
Mais j'ai trop de choses à dire et trop peu de temps pour les dire. J'ai même sacrifié mes livres audio du matin pour avoir un peu plus de temps pour composer quelques billets ! Mais j'écris lentement, je n'y peux rien...
6 commentaires:
Ce qui est drôle c'est qu'on aurait pu se croiser dans les années quatre vingt dix, avec des gouts approchants, sauf que ma vie a toujours été entourée de beaucoup beaucoup de monde, puis à l'inverse elle l'est moins depuis mon retour en France. Mais à l'aube de ce nouveau sciècle nous n'avons alors presque plus rien en commun... sauf un peu le gout du voyage et une destination commune... Et puis un blog...
Ah si depuis 1 an je travaille pour un grand groupe, grand -grand, et j'adore ça !!! P'tête on bosse pour la même, et ça nous fait un autre point commun....
Enfin, je voulais dire surtout que c'est pas parce qu'on a quelques gouts en commun qu'on se dirige dans la même direction...
J'ai lu cette saga avec beaucoup d'intérêt ...
Humour, nostalgie et intimité sont habilement distillés ...
Ce tag de Jeanne, que j'ai fait également, je ne cesse d'y repenser. Souvent je me dis , mince j'ai oublié ça ou ça, il faudrait que je recommence !
antiblues a raison, tu as l'art de nous faire passer du rire aux larmes et ça ,c'est très difficile à faire...
tu as fait de beaux voyages !
merci pour le mélange de diam's et sardou ! :)
@ antiblues: oui on pourrait le faire et refaire et à chaque fois ce serait différent mais en fait derrière les objets ,évènements , chanson, etc... on ressent quand même une ambiance,une vie et c'est vrai que c'est une saga
:)
@Risette : Tu te rends compte, Risette, si tu étais mon correspondant pour la région Nord ? Tu imagines si on a déjà travaillé ensemble sans le savoir ??
En fait, je te rassure, ce n'est pas possible... Je ne travaille qu'en Ile de France, et rarement ailleurs.
Et en plus, mon secteur d'activité, c'est un truc de mecs... alors je ne vois pas trop ce que tu y ferais... ;-)
@Antiblues : Pas si facile de faire un point honnête de son passé décennie par décennie...
Moi aussi je me dis parfois "Zut, j'aurais dû citer tel film ou chanson"...
@Emma : C'est gentil tout ce que tu dis !
Et je maintiens qu'entre Diam's et Sardou la frontière n'est pas si grande qu'on croit. La forme varie beaucoup, mais le fond et la contestation sont assez similaires.
hé risette , tu as lu comme moi????
non mais didou , qu'est ce que ça veut dire c'est un truc de mec?
tu travailles chez Eminence , les slips pour Homme!?
car même si tu es imaginons ingénieur dans le batiment, il y a des filles dans ce secteur , si tu à la tête d'un réseau de prostitution de filles venant de filles de l'est, ily a .....ah ben non , là il doit pas y avoir de filles à la tête de ce genre de réseau...didou!!!!!!!
non !!!!!ne me dis pas que ....
rhô!
;)
J'suis dans une entreprise de mecs.... C'est pour ça que j'ai eu tant de mal à leur prouver que j'étais aussi bien qu'un mec...
Travailler qu'avec des mecs je trouve ça bien pour moi, parce qu'ils sont tout prévenants avec moi !!! Travailler comme un mec je trouve ça marrant... Travailler autant qu'un mec je trouve les journées longues, longues, longues... Mais pour l'instant ça me plait ce monde de macho... Y en a qui voient d'un mauvais oeil l'arrivée de la jante féminine dans un monde de mecs... Comme ma boite est sectorisée il ne m'arrive pas souvent d'avoir des contacts avec des personnes au sud de Paris...
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