En introduction, je dirais que ce billet est réservé aux adultes, exclusivement.
Et parce que je touche un domaine très sensible, difficile à exprimer pour moi, je vais présenter ce billet différemment de d'habitude. Il faut imaginer un dialogue entre moi et une confidente (femme car je ne suis pas capable de me confier à un homme).
Et pas question non plus de le scinder en plusieurs morceaux s'il est trop long. Vous lirez un roman entier ou vous abandonnerez !
Et surtout, si vous n'avez pas envie de lire quelque chose de très personnel, ou que vous préférez des sujets plus légers, rendez-vous au prochain billet, sans rancune aucune !
Action !
-- Alors, ta femme est toujours aussi jalouse ?
-- Oui, cette fois elle ne veut pas me laisser partir seul en vacances avec mon fils. Mais je te raconterai ça une autre fois. Le pire, c'est qu'elle n'a pour le moment aucune vraie raison d'être jalouse !
-- Ne me dis pas que tu n'as jamais eu envie d'une autre femme !
-- Non, forcément, je ne peux pas dire ça. Parfois ça a même été un peu plus loin que l'envie. Mais je ne l'ai jamais trompée, je n'ai jamais fait l'amour avec une autre femme depuis qu'on est marié !
-- Tu disais tout à l'heure "pour le moment", qui m'a un peu frappée. Ca veut dire que tu envisages de la tromper ?
-- Non, envisager c'est bien trop fort. Mais en regardant objectivement la situation, je sens/sais que ça arrivera un jour ou l'autre.
-- Mais tu n'envisages pas du tout de la quitter, c'est donc au plan purement sexuel que ça ne va pas ?
-- Exactement.
-- Mais ça n'a pas été toujours comme ça, quand même ?
-- Non, bien sûr. En y repensant, je situe le tournant à la naissance de notre fils. Oui, c'est à partir de ce moment-là que tout s'est dégradé.
-- Elle a connu une période où elle n'avait plus vraiment envie après l'accouchement. C'est normal, ça arrive à beaucoup de femmes, tu sais...
-- Non, c'est pire que ça. Ca a vraiment été un tournant tant quantitativement que qualitativement ! Comment dire ? Même longtemps après l'accouchement, nous n'avons plus fait l'amour que de temps en temps. Au début, je croyais que c'était lié à la proximité du bébé. Nous vivions dans un appartement à deux pièces, donc tous dans la même chambre.
-- Mais vous avez déménagé depuis !
-- Oui, mais cela n'a pas vraiment changé grand'chose...
-- C'est normal qu'une femme n'ait parfois pas envie... Ca nous arrive à toutes de faire des petits mensonges, de prétexter un mal à la tête...
-- Oui, mais ça je comprends et l'accepte très bien. Mais ça atteint des proportions exagérées. A l'écouter, ses règles durent plus de deux semaines chaque mois, et le reste du temps, elle dit qu'elle est fatiguée ou qu'elle a mal quelque part !
-- C'est tout le temps comme ça ?
-- Non heureusement... Je comprends qu'elle puisse avoir des règles abondantes. Je peux trouver une explication médicale dans le fait qu'elle a des fibromes intra-utérins. Je peux comprendre qu'elle soit fatiguée parfois, ou trop énervée. Je cherche toujours à comprendre et à accepter...
-- Le désir ne se commande pas non plus...
-- J'ai cherché à comprendre ça aussi. Pour tout te dire, elle a subi dans son enfance une excision, incomplète. Cela ne l'empêche pas d'avoir du plaisir, d'avoir des orgasmes, mais cela doit certainement diminuer son appétit. A la base, c'est dans ce but que l'excision a été inventée : pour soumettre le désir de la femme exclusivement à celui de l'homme.
-- C'est horrible !
-- Oui, cela l'est ! Mais par chance, ça ne l'empêche pas d'être sensible et de jouir, ni de concevoir du désir.
-- Ca doit être dur à vivre pour elle !
-- Peut-être, pas sûr parce qu'elle ne connait pas autre chose... Mais ce qui est sûr, c'est que ce manque d'appétit est difficile à vivre pour moi !
-- Mais si le déclic a été l'accouchement, c'est qu'avant ça allait bien ?
-- Oui, bien mieux en tout cas ! Je crois qu'il faut chercher aussi des raisons psychologiques pour elle, à ce refus. Après l'accouchement, son corps a changé, et elle s'en est bien rendu compte. Sa poitrine s'est relâchée, elle n'a jamais complètement perdu son ventre... Se voir comme ça a sans doute été très difficile pour elle. D'ailleurs pendant des années, elle n'a pas accepté que je touche ses seins pendant l'amour...
-- Et maintenant ?
-- Depuis une année environ, les choses se sont améliorées. Nous faisons l'amour plus souvent. En fait, pendant longtemps elle regardait la télévision très tard dans le séjour. Du coup elle s'endormait dans le canapé et se réveillait vers 1h ou 2h du matin. Et lorsqu'elle venait se coucher dans le lit, je dormais depuis longtemps ! Alors si elle avait envie de faire l'amour, elle me réveillait, et moi je m'exécutais, à moitié zombie...
-- Mais tu ne pouvais pas rester près d'elle, à regarder la télé ? C'est quand même plus sympa...
-- Pas vraiment. D'abord parce qu'elle regardait des programmes inintéressants : des clips musicaux et que sais-je d'autre... Ensuite parce qu'en les regardant, elle faisait un petit somme qui lui permettait de se coucher si tard. Moi je suis incapable de dormir ailleurs que dans mon lit... Et encore...
-- Mais maintenant ça va mieux ?
-- Disons que j'ai l'impression qu'on est sur la bonne pente. La fréquence de nos rapports augmente sensiblement. Et qualitativement aussi...
-- Qu'est-ce qui n'allait pas avant ? Tu n'arrivais pas à jouir ? Ou bien elle ?
-- Non, ce n'est pas ça. Alors oui, il y a eu des fois où elle n'a pas atteint son orgasme. Elle ne le vit en général pas très bien et je le comprends. Mais le fond du problème n'est pas là...
-- Tu ne m'as pas répondu pour toi. Atteignais tu aussi un orgasme ?
-- Oui. Pas de problème là-dessus. Mais c'est dans la qualité du plaisir que je ne me retrouve pas. Je le trouve fade.
-- Est-ce que vous variiez les positions, les lieux, etc ?
-- C'est justement ça. Jusqu’à récemment, faire l'amour avec elle était une suite de gestes exactement identiques à chaque fois. Toujours dans la nuit la plus obscure, toujours dans après qu'elle se soit relevée et déshabillée elle-même. Toujours dans la même position : moi sur le dos et elle couchée sur moi.
-- Mais les préliminaires ?
-- Là-dessus, ça va mieux. Mais il fut un temps où elle ne voulait pas que je touche ou que j'embrasse ses seins, son ventre. Elle voulait (et veux toujours) que je sois bien couché sur elle, nos poitrines collées. Les draps doivent nous recouvrir. Et là, avec toute la bonne volonté et l'imagination du monde, il n'y a pas beaucoup de possibilités de caresses !
-- Hi hi hi ! Désolée, tu me fais rire... Tu me fais penser à une tortue sur le dos (même si toi tu es dans l'autre sens). Coincé dans une certaine position, tu ne fais que gigoter ! Hi hi hi ! Excuse-moi, mais je te vois presque !
-- Rigole, petite maligne ! J'espère que tu n'infliges pas ça à ton homme ! Et pour couronner le tout, madame n'accepte jamais de fermer complètement la porte de la chambre (pour entendre notre fils si besoin...), donc ça limite encore plus les bruits qui ne peuvent être que chuchotements !
-- Mon pauvre... Mais ça c'était avant... Maintenant ça va mieux, non ?
-- D'une certaine manière oui. Sans rentrer dans les détails, nos préliminaires, depuis presqu'une année, sont plus variés, plus sensuels, plus excitants...
-- A ton regard je vois que cela ne suffit quand même pas...
-- C'est vrai. Ce noir absolu m'embête un peu... Je voudrais la voir, l'admirer dans son plaisir. Et ces draps auxquels elle tient tant, je voudrais les jeter au loin. Je voudrais être plus libre d'expérimenter de nouvelles choses, faire l'amour autrement, à d'autres moments. Mais à chaque fois je me heurte à un refus.
-- Lui dis-tu des mots doux, des compliments, des gestes tendres, ce genre de petites attentions qui peuvent mettre une femme dans de bonnes dispositions ?
-- Oui, j'essaye. Ou plutôt, j'ai essayé. Mais quand je lui dis qu'elle est bien habillée ou qu'elle sent bon ou qu'elle est belle, elle est du genre à me répondre :"Je suis toujours bien habillée" ou "Je sens toujours bon". Après ce type de réponse, je suis toujours embêté, voire un peu irrité. Je ne sais pas comment continuer. Alors j'arrête... Idem pour des petits mots d'amour ou des petits mots coquins glissés à l'oreille... Au mieux un "tu sais bien, cette nuit !", au pire un "tu dis des bêtises"
-- En fait, vous ne communiquez pas par les mêmes biais. Vous attendez chacun quelque chose d'inimaginable pour l'autre...
-- La communication... Je suis persuadé que c'est une des bases du problème, mais aucun d'entre nous n'a la bonne clef.
-- Ce qui me frappe aussi, c'est ce besoin/désir de protection qu'elle a. Le noir, le drap, le fait d'être collée à toi. Elle a besoin d'être rassurée davantage que d'être séduite... Vous n'êtes simplement pas sur la même longueur d'onde !
-- Simplement... C'est toi qui le dis !
-- Mais au global, je crois que tu as de quoi être optimiste. Tu reconnais que les choses vont mieux, tant quantitativement que qualitativement comme tu dis. Alors pourquoi imaginer que tu la tromperais ?
-- Parce qu'un progrès n'est jamais absolu, mais relatif. Parce que ce qui va mieux aujourd'hui peut aller moins bien demain. Parce que, sur une mauvaise coïncidence, un jeu de séduction pour rire qui deviendrait sérieux au moment où ça irait plus mal, tout peut arriver... J'ai déjà fait beaucoup d'efforts et pris beaucoup sur moi, et elle aussi sans aucun doute. Mais si ces efforts ne convergent pas, s'ils ne se croisent pas, alors on s'essouffle et on s'épuise...
-- En un mot, tu aimes ta femme ?
-- Oui, mais je voudrais l'aimer plus...
Et pas question non plus de le scinder en plusieurs morceaux s'il est trop long. Vous lirez un roman entier ou vous abandonnerez !
Et surtout, si vous n'avez pas envie de lire quelque chose de très personnel, ou que vous préférez des sujets plus légers, rendez-vous au prochain billet, sans rancune aucune !
Action !
-- Alors, ta femme est toujours aussi jalouse ?
-- Oui, cette fois elle ne veut pas me laisser partir seul en vacances avec mon fils. Mais je te raconterai ça une autre fois. Le pire, c'est qu'elle n'a pour le moment aucune vraie raison d'être jalouse !
-- Ne me dis pas que tu n'as jamais eu envie d'une autre femme !
-- Non, forcément, je ne peux pas dire ça. Parfois ça a même été un peu plus loin que l'envie. Mais je ne l'ai jamais trompée, je n'ai jamais fait l'amour avec une autre femme depuis qu'on est marié !
-- Tu disais tout à l'heure "pour le moment", qui m'a un peu frappée. Ca veut dire que tu envisages de la tromper ?
-- Non, envisager c'est bien trop fort. Mais en regardant objectivement la situation, je sens/sais que ça arrivera un jour ou l'autre.
-- Mais tu n'envisages pas du tout de la quitter, c'est donc au plan purement sexuel que ça ne va pas ?
-- Exactement.
-- Mais ça n'a pas été toujours comme ça, quand même ?
-- Non, bien sûr. En y repensant, je situe le tournant à la naissance de notre fils. Oui, c'est à partir de ce moment-là que tout s'est dégradé.
-- Elle a connu une période où elle n'avait plus vraiment envie après l'accouchement. C'est normal, ça arrive à beaucoup de femmes, tu sais...
-- Non, c'est pire que ça. Ca a vraiment été un tournant tant quantitativement que qualitativement ! Comment dire ? Même longtemps après l'accouchement, nous n'avons plus fait l'amour que de temps en temps. Au début, je croyais que c'était lié à la proximité du bébé. Nous vivions dans un appartement à deux pièces, donc tous dans la même chambre.
-- Mais vous avez déménagé depuis !
-- Oui, mais cela n'a pas vraiment changé grand'chose...
-- C'est normal qu'une femme n'ait parfois pas envie... Ca nous arrive à toutes de faire des petits mensonges, de prétexter un mal à la tête...
-- Oui, mais ça je comprends et l'accepte très bien. Mais ça atteint des proportions exagérées. A l'écouter, ses règles durent plus de deux semaines chaque mois, et le reste du temps, elle dit qu'elle est fatiguée ou qu'elle a mal quelque part !
-- C'est tout le temps comme ça ?
-- Non heureusement... Je comprends qu'elle puisse avoir des règles abondantes. Je peux trouver une explication médicale dans le fait qu'elle a des fibromes intra-utérins. Je peux comprendre qu'elle soit fatiguée parfois, ou trop énervée. Je cherche toujours à comprendre et à accepter...
-- Le désir ne se commande pas non plus...
-- J'ai cherché à comprendre ça aussi. Pour tout te dire, elle a subi dans son enfance une excision, incomplète. Cela ne l'empêche pas d'avoir du plaisir, d'avoir des orgasmes, mais cela doit certainement diminuer son appétit. A la base, c'est dans ce but que l'excision a été inventée : pour soumettre le désir de la femme exclusivement à celui de l'homme.
-- C'est horrible !
-- Oui, cela l'est ! Mais par chance, ça ne l'empêche pas d'être sensible et de jouir, ni de concevoir du désir.
-- Ca doit être dur à vivre pour elle !
-- Peut-être, pas sûr parce qu'elle ne connait pas autre chose... Mais ce qui est sûr, c'est que ce manque d'appétit est difficile à vivre pour moi !
-- Mais si le déclic a été l'accouchement, c'est qu'avant ça allait bien ?
-- Oui, bien mieux en tout cas ! Je crois qu'il faut chercher aussi des raisons psychologiques pour elle, à ce refus. Après l'accouchement, son corps a changé, et elle s'en est bien rendu compte. Sa poitrine s'est relâchée, elle n'a jamais complètement perdu son ventre... Se voir comme ça a sans doute été très difficile pour elle. D'ailleurs pendant des années, elle n'a pas accepté que je touche ses seins pendant l'amour...
-- Et maintenant ?
-- Depuis une année environ, les choses se sont améliorées. Nous faisons l'amour plus souvent. En fait, pendant longtemps elle regardait la télévision très tard dans le séjour. Du coup elle s'endormait dans le canapé et se réveillait vers 1h ou 2h du matin. Et lorsqu'elle venait se coucher dans le lit, je dormais depuis longtemps ! Alors si elle avait envie de faire l'amour, elle me réveillait, et moi je m'exécutais, à moitié zombie...
-- Mais tu ne pouvais pas rester près d'elle, à regarder la télé ? C'est quand même plus sympa...
-- Pas vraiment. D'abord parce qu'elle regardait des programmes inintéressants : des clips musicaux et que sais-je d'autre... Ensuite parce qu'en les regardant, elle faisait un petit somme qui lui permettait de se coucher si tard. Moi je suis incapable de dormir ailleurs que dans mon lit... Et encore...
-- Mais maintenant ça va mieux ?
-- Disons que j'ai l'impression qu'on est sur la bonne pente. La fréquence de nos rapports augmente sensiblement. Et qualitativement aussi...
-- Qu'est-ce qui n'allait pas avant ? Tu n'arrivais pas à jouir ? Ou bien elle ?
-- Non, ce n'est pas ça. Alors oui, il y a eu des fois où elle n'a pas atteint son orgasme. Elle ne le vit en général pas très bien et je le comprends. Mais le fond du problème n'est pas là...
-- Tu ne m'as pas répondu pour toi. Atteignais tu aussi un orgasme ?
-- Oui. Pas de problème là-dessus. Mais c'est dans la qualité du plaisir que je ne me retrouve pas. Je le trouve fade.
-- Est-ce que vous variiez les positions, les lieux, etc ?
-- C'est justement ça. Jusqu’à récemment, faire l'amour avec elle était une suite de gestes exactement identiques à chaque fois. Toujours dans la nuit la plus obscure, toujours dans après qu'elle se soit relevée et déshabillée elle-même. Toujours dans la même position : moi sur le dos et elle couchée sur moi.
-- Mais les préliminaires ?
-- Là-dessus, ça va mieux. Mais il fut un temps où elle ne voulait pas que je touche ou que j'embrasse ses seins, son ventre. Elle voulait (et veux toujours) que je sois bien couché sur elle, nos poitrines collées. Les draps doivent nous recouvrir. Et là, avec toute la bonne volonté et l'imagination du monde, il n'y a pas beaucoup de possibilités de caresses !
-- Hi hi hi ! Désolée, tu me fais rire... Tu me fais penser à une tortue sur le dos (même si toi tu es dans l'autre sens). Coincé dans une certaine position, tu ne fais que gigoter ! Hi hi hi ! Excuse-moi, mais je te vois presque !
-- Rigole, petite maligne ! J'espère que tu n'infliges pas ça à ton homme ! Et pour couronner le tout, madame n'accepte jamais de fermer complètement la porte de la chambre (pour entendre notre fils si besoin...), donc ça limite encore plus les bruits qui ne peuvent être que chuchotements !
-- Mon pauvre... Mais ça c'était avant... Maintenant ça va mieux, non ?
-- D'une certaine manière oui. Sans rentrer dans les détails, nos préliminaires, depuis presqu'une année, sont plus variés, plus sensuels, plus excitants...
-- A ton regard je vois que cela ne suffit quand même pas...
-- C'est vrai. Ce noir absolu m'embête un peu... Je voudrais la voir, l'admirer dans son plaisir. Et ces draps auxquels elle tient tant, je voudrais les jeter au loin. Je voudrais être plus libre d'expérimenter de nouvelles choses, faire l'amour autrement, à d'autres moments. Mais à chaque fois je me heurte à un refus.
-- Lui dis-tu des mots doux, des compliments, des gestes tendres, ce genre de petites attentions qui peuvent mettre une femme dans de bonnes dispositions ?
-- Oui, j'essaye. Ou plutôt, j'ai essayé. Mais quand je lui dis qu'elle est bien habillée ou qu'elle sent bon ou qu'elle est belle, elle est du genre à me répondre :"Je suis toujours bien habillée" ou "Je sens toujours bon". Après ce type de réponse, je suis toujours embêté, voire un peu irrité. Je ne sais pas comment continuer. Alors j'arrête... Idem pour des petits mots d'amour ou des petits mots coquins glissés à l'oreille... Au mieux un "tu sais bien, cette nuit !", au pire un "tu dis des bêtises"
-- En fait, vous ne communiquez pas par les mêmes biais. Vous attendez chacun quelque chose d'inimaginable pour l'autre...
-- La communication... Je suis persuadé que c'est une des bases du problème, mais aucun d'entre nous n'a la bonne clef.
-- Ce qui me frappe aussi, c'est ce besoin/désir de protection qu'elle a. Le noir, le drap, le fait d'être collée à toi. Elle a besoin d'être rassurée davantage que d'être séduite... Vous n'êtes simplement pas sur la même longueur d'onde !
-- Simplement... C'est toi qui le dis !
-- Mais au global, je crois que tu as de quoi être optimiste. Tu reconnais que les choses vont mieux, tant quantitativement que qualitativement comme tu dis. Alors pourquoi imaginer que tu la tromperais ?
-- Parce qu'un progrès n'est jamais absolu, mais relatif. Parce que ce qui va mieux aujourd'hui peut aller moins bien demain. Parce que, sur une mauvaise coïncidence, un jeu de séduction pour rire qui deviendrait sérieux au moment où ça irait plus mal, tout peut arriver... J'ai déjà fait beaucoup d'efforts et pris beaucoup sur moi, et elle aussi sans aucun doute. Mais si ces efforts ne convergent pas, s'ils ne se croisent pas, alors on s'essouffle et on s'épuise...
-- En un mot, tu aimes ta femme ?
-- Oui, mais je voudrais l'aimer plus...
10 commentaires:
@Toutes et tous : Surtout : si vous n'avez pas envie de laisser de commentaire, surtout ne le faites pas.
Je préfèrerais ne pas avoir de remarque du genre "tu devrais en parler avec elle" ou du même acabit.
Pour éviter ce risque, j'avais pensé à interdire les commentaires sur ce billet-là.
Mais je vous fais confiance jusqu'au bout, même quand je vous livre un texte qu'il m'a été difficile d'écrire, et difficile de me convaincre de publier.
j'étais là quand tu l'as posté.j'étais en train de lire le précédent quand celui ci est apparu.
merci tout d'abord de cette confiance là.je pense que je préfère en parler en privé avec toi
je t'embrasse
c'est bien que tu l'aies fait...
@Emma : Merci pour ce mot.
Tout d'abord bravo d'avoir publié un tel billet. Tu n'as jamais autant donné. Je le perçois comme une sorte de délivrance. Comme Emma, je pense que c'est une marque de confiance énorme à l'égard de tes lecteurs. Je préfère également te parler du fond du "problème" en coulisses, si tu le veux bien. Guette ta BAL en milieu de semaine, je suis overbookée jusqu'à mercredi et je ne voudrais pas bâcler mon "commentaire".
Y'a pas mal de chose qui me trotre dans la tête...
Je n'ai pas de jugement à émettre, je vois que la situation est très difficile...
La seule chose que je peux dire sans me tromper: c'est que si un jour tu décidais de coucher avec une autre femme sans quitter la tienne, n'oublie pas à ce moment là que c'est peut-être elle qui choisira de te quitter... Et que les femmes jalouses, plus que les autres peut-être savent reconnaître d'un regard quand leur mari a été voir ailleurs, il leur suffit d'un regard, un seul... Il faut juste être conscient de ça. Et puis aussi que SI tu le fais un jour tu lui fera une blessure très très forte, pour la vie.
Maintenant je comprends parfaitement que la situation soit très insatisfaisante et pesante pour toi. Je comprendrais que tu ailles voir ailleurs... Mais! Mais je pense qu'avant d'en arriver là il faut que tu demandes si tu veux infliger cette douleur à ta femme. Il est possible que c'est quelque chose que tu puisses accepter, (c'est quelque chose que j'ai acceptée dans le passé: infliger cette douleur, cela fait malheureusement parti de la vie). Mais il faut accepter aussi que la déchirure qui se produit dans le couple peut alors est complètement irréparable, que ça peut être le début du divorce, mais si toi ce n'est pas ce que tu veux, alors...
Personnelement je me suis retrouvé dans les deux situations : j'ai été trompée par mon 1er boyfriend et j'ai trompé mon deuxième boyfriend (Dix ans avait passé, je ne suis pas une serial girl friend ;-)
Pour le premier : du moment où j'ai appris qu'il avait couché avec une blonde, ça a été finit. Je l'adorais, mais je n'aurais pas supporté qu'il m'embrasse de nouveau, que nous ayons une relation sexuel. C'est moi qui l'ai quitté et il en croyait pas ses oreilles car il n'aimait pas du tout l'autre fille. Tant pis.
Avec mon deuxième boyfriend, du moment où je l'ai trompé, je n'ai plus pu avoir de relation avec lui. Ca a duré 6 mois et je suis partie, avec mon mari actuel.
Les femmes sont partageuses que les hommes et ne font (en général, pas toujours!!!!)pas de différence entre amour et sexe...
Maintenant pour améliorer ta relation avec ta femme, je n'ai vraiment aucun conseil à te donner, elle a l'air de quelqu'un de très pudique et tu la connais mieux que nous...
Bises et merci pour ce long texte. Il aide à mieux te comprendre.
"moins partageuse" je voulais dire....
Pas de quoi être optimiste, non ...
Dans un couple, on dit qu'il y en a toujours un qui souffre et l'autre qui s'ennuie: je te laisse distribuer les rôles.
Le divan freudien serait plutôt pour elle, je pense! J'ai vécu longtemps avec une femme qui n'aimait pas faire l'amour: c'est assommant même si on est pas un obsédé sexuel...
On ne change pas les caractères: on peut peut-être "améliorer" mais je n'en suis pas sûr surtout en ce domaine: derrière les mots de ce billet, un divorce se profile ...
@Ksenia : Merci pour ce gentil commentaire.
@Mahie : Merci pour dire des choses aussi personnelles.
Cela dit, je ne crois pas au "sixième sens" féminin que tu décris. La terre ne tournerait pas comme elle tourne si tout le monde voyait le nez au milieu de la figure de son voisin...
Ce que je veux dire, c'est que la clairvoyance est loin d'être aussi "naturelle"... Je persiste à croire que la majorité des gens (moi y compris, sans doute) ne voient que ce qu'ils veulent voir.
@Antiblues : Ta remarque est très profonde, et peut-être que si je la relis dans 10 ans, je la verrai sous un autre angle.
Je ne crois pas qu'un divorce se profile réellement. Si divorce il y a, ce sera à long terme, après que mon fils ait quitté le foyer...
Oh je ne parlais pas de "sixième sens" mais bien de "bon sens"....
@Mahie : Le bon sens peut être embrouillé, non ?
Il suffit de lire beaucoup d'Agatha Christie et d'être aussi prévoyant que ses héros. Ma femme n'a rien d'une Miss Marple !
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