lundi 14 juin 2010

Si c'était le dernier...






Je suis fan de Diam's.



Sissi ! Fan au point d'acheter (j'insiste sur le mot !!) ses albums, au point d'aller la voir en concert.

C'est avec ses chansons que je m'étais surmotivé juste avant mon "entretien de débauche" avec mon chef dans ma précédente boîte.

C'est elle qui en gros me donne la pêche quand j'ai un coup de fatigue (elle et SKA-P, que Tribulanne m'a fait découvrir).



La dernière chanson de son album s'appelle comme le titre de ce billet. Elle finit avec ces mots :

"Et si la Mort venait me dire : il ne te reste que 20 minutes. Ben j'aurais souhaité la paix ; et j'aurais rappé 10 minutes"





Et si moi, en tant que Didou, je n'avais plus qu'une heure à vivre. Que ferais-je ?

J'irai lire mes blogs favoris, écrirai un couple de mails à des amies. Et je ferai le tour du monde en 60 minutes !



Mais à vivre je continuerai !



Comme vous l'avez compris depuis longtemps, j'aime bien les choses structurées (ce qui me fera détester ce billet quand il sera terminé). Je comprends aujourd'hui que ce blog a un début, un milieu, et une fin.



Un début dans l'anonymat, avec mon premier commentaire, laissée par "Moelleuse" (existe-t-elle encore ?). Je ne comprenais pas bien l'utilité du blog, je craignais qu'on me découvre, mais j'avais besoin d'écrire.



Un développement, pendant lequel ce blog a acquis sa vitesse de croisière. C'est là où j'ai pénétré dans le cercle si convivial de Jeanne, et toutes les rencontres (épistolaires ! Que personne ne fantasme !) qui s'en sont suivi...

Un des moments forts (pour moi !) a été mon coming-out, où comment j'ai laissé M me connaitre davantage par ces mots. Elle est restée la seule personne de ma vie réelle à connaitre l'existence de ma vie virtuelle. Et j'avais besoin de ce pont reliant ce journal à la réalité. M a été une sorte de caution, qui garantissait que ce que j'écrivais était 100% moi, et non pas une personnalité de roman qui s'éloignait au fil des billets de moi.



La conclusion de ce blog, je la vois à partir du moment où j'ai su que j'allais l'arrêter. Peut-être vous en êtes vous rendus compte, je me cache beaucoup moins depuis ce moment. Je laisse deviner davantage de choses sur ma réalité. Des noms de ville, des précisions sur ma vie, etc...

Je n'ai plus vraiment peur d'être découvert, car je sais que dans quelques temps je ne serai plus là.



Ce qui pose d'ailleurs la question du blog lui-même : effacer ? Ou pas ?

L'effacer, c'est ce qu'a choisi Risette, c'est être clair avec ses lecteurs : Non, je n'écrirai plus.

Le conserver, c'est accepter l'argument de Ksenia : ce n'est pas seulement sa propre prose qu'on efface, mais aussi toutes vos contributions à vous.

Par caractère, je suis en général réticent à effectuer une action définitive, sans recours.

Ma décision n'est pas prise, mais me connaissant (depuis le temps qu'on vit ensemble !!), j'imagine que j'opterai pour un compromis, comme conserver le blog, mais bloquer les commentaires... Au jour où j'écris ces mots (le
6 Mai !), je ne sais pas encore...

Ce que je sais, c'est que j'essayerai de garder, pour moi, tous ces moments que j'ai vécu avec vous.

Je sais qu'il existe des solutions pour imprimer des billets choisis et les relier comme un vrai livre. Mais c'est payant !

J'imagine que cela ne doit pas être informatiquement compliqué d'écrire une routine pour imprimer, page après page, le blog entier dans des fichiers pdf... Si l'un de vous a déjà croisé cela, merci de le dire.




L'heure est bientôt venue d'éteindre les lumières et de me retirer sur la pointe des pieds.



Je ne saurais vous dire à quel point j'ai adoré partager ces moments avec vous. Vous m'avez apporté un réel équilibre dans ma vie privée et personnelle. Je ne vous en remercierai jamais assez.





Merci à Emma, Moëlleuse, Lou, fanette, seheno.over-blog.com, Claire, tribulanne, Londoncam, meelu, marionfizz, Fay, Dominique, Tietie007, cassandra06, petitparapluie, Rafaaa, Ovidette, Sonia, Risette, Lila, Nathalie, MissBroWnie, Azulamine, Pomme, ristte (tiens je ne la connais pas celle-là !), Gondolfo, Juliette, Will, ppm, Amapola77, Anne, DRAGONA, nine (qui croyait à l’époque que j’étais une fille pffff), lalila, Dolores, Sandra0978, Elle, Chabistribu, Jeanne, Ma'cha, Vonric, Suzanne, mlafeeclochette, Sister of Night, Monsieur Plus, virginie, Shayla, lavirge, natpointg, sheily, joséphine, carl, Docteur Peuplu, ksenia k, Marine, lafugitive60 (tiens, je l’avais déjà vue sous un autre nom…), Mona, Oki, Demoiselle Epineuse, Louise, Sofiza, Claudie, dame Scoffield (Encore changé de nom ?), Cassiopée, mag, K. de N, Mahie, Sebastien, Little Style Box, Suzy Renard, chouflette, eloise, JuhLyAhn, Michèle, Chamelle Risette (tiens je la connais ?), sapq, EstherSoulierVerni, arpenteur, Sissi, cahuette, parent, Jeannelarabat joie (ça ne s’invente pas !), La mite orange, estamine, Cassiopée, kawter (qui pour moi compte différemment des autres), shanti, Anonyme (qui était en fait « M » mais qui déteste laisser des messages), Stéphanie (oups s’est-elle trompée en révélant son prénom ?), Dana, Farewells, Risettelapénible (ça ne vient pas de moi !), Risettemeaculpa (ça c’est mieux !), risettel'intello (encore elle !), risettemegaintelligente (où ça ??), risettelillusionniste(je comprends mieux !), risettezéroenortho, Fleuralys, Jenny, Plume, citronadeRisette, Antiblues, Rodéo, Souamie, Papillotte, Tagada, Virginie-Zélie, Mahie chez les zoulous, Luna… et à tous ceux qui ont lu sans commenter…



Sachez que mon adresse e-mail ( ouididou@gmail.com ), elle, restera active encore longtemps, donc n'hésitez pas !

dimanche 6 juin 2010

Passage en mode : divan freudien

En introduction, je dirais que ce billet est réservé aux adultes, exclusivement.
Et parce que je touche un domaine très sensible, difficile à exprimer pour moi, je vais présenter ce billet différemment de d'habitude. Il faut imaginer un dialogue entre moi et une confidente (femme car je ne suis pas capable de me confier à un homme).
Et pas question non plus de le scinder en plusieurs morceaux s'il est trop long. Vous lirez un roman entier ou vous abandonnerez !
Et surtout, si vous n'avez pas envie de lire quelque chose de très personnel, ou que vous préférez des sujets plus légers, rendez-vous au prochain billet, sans rancune aucune !

Action !

-- Alors, ta femme est toujours aussi jalouse ?
-- Oui, cette fois elle ne veut pas me laisser partir seul en vacances avec mon fils. Mais je te raconterai ça une autre fois. Le pire, c'est qu'elle n'a pour le moment aucune vraie raison d'être jalouse !
-- Ne me dis pas que tu n'as jamais eu envie d'une autre femme !
-- Non, forcément, je ne peux pas dire ça. Parfois ça a même été un peu plus loin que l'envie. Mais je ne l'ai jamais trompée, je n'ai jamais fait l'amour avec une autre femme depuis qu'on est marié !
-- Tu disais tout à l'heure "pour le moment", qui m'a un peu frappée. Ca veut dire que tu envisages de la tromper ?
-- Non, envisager c'est bien trop fort. Mais en regardant objectivement la situation, je sens/sais que ça arrivera un jour ou l'autre.
-- Mais tu n'envisages pas du tout de la quitter, c'est donc au plan purement sexuel que ça ne va pas ?
-- Exactement.
-- Mais ça n'a pas été toujours comme ça, quand même ?
-- Non, bien sûr. En y repensant, je situe le tournant à la naissance de notre fils. Oui, c'est à partir de ce moment-là que tout s'est dégradé.
-- Elle a connu une période où elle n'avait plus vraiment envie après l'accouchement. C'est normal, ça arrive à beaucoup de femmes, tu sais...
-- Non, c'est pire que ça. Ca a vraiment été un tournant tant quantitativement que qualitativement ! Comment dire ? Même longtemps après l'accouchement, nous n'avons plus fait l'amour que de temps en temps. Au début, je croyais que c'était lié à la proximité du bébé. Nous vivions dans un appartement à deux pièces, donc tous dans la même chambre.
-- Mais vous avez déménagé depuis !
-- Oui, mais cela n'a pas vraiment changé grand'chose...
-- C'est normal qu'une femme n'ait parfois pas envie... Ca nous arrive à toutes de faire des petits mensonges, de prétexter un mal à la tête...
-- Oui, mais ça je comprends et l'accepte très bien. Mais ça atteint des proportions exagérées. A l'écouter, ses règles durent plus de deux semaines chaque mois, et le reste du temps, elle dit qu'elle est fatiguée ou qu'elle a mal quelque part !
-- C'est tout le temps comme ça ?
-- Non heureusement... Je comprends qu'elle puisse avoir des règles abondantes. Je peux trouver une explication médicale dans le fait qu'elle a des fibromes intra-utérins. Je peux comprendre qu'elle soit fatiguée parfois, ou trop énervée. Je cherche toujours à comprendre et à accepter...
-- Le désir ne se commande pas non plus...
-- J'ai cherché à comprendre ça aussi. Pour tout te dire, elle a subi dans son enfance une excision, incomplète. Cela ne l'empêche pas d'avoir du plaisir, d'avoir des orgasmes, mais cela doit certainement diminuer son appétit. A la base, c'est dans ce but que l'excision a été inventée : pour soumettre le désir de la femme exclusivement à celui de l'homme.
-- C'est horrible !
-- Oui, cela l'est ! Mais par chance, ça ne l'empêche pas d'être sensible et de jouir, ni de concevoir du désir.
-- Ca doit être dur à vivre pour elle !
-- Peut-être, pas sûr parce qu'elle ne connait pas autre chose... Mais ce qui est sûr, c'est que ce manque d'appétit est difficile à vivre pour moi !
-- Mais si le déclic a été l'accouchement, c'est qu'avant ça allait bien ?
-- Oui, bien mieux en tout cas ! Je crois qu'il faut chercher aussi des raisons psychologiques pour elle, à ce refus. Après l'accouchement, son corps a changé, et elle s'en est bien rendu compte. Sa poitrine s'est relâchée, elle n'a jamais complètement perdu son ventre... Se voir comme ça a sans doute été très difficile pour elle. D'ailleurs pendant des années, elle n'a pas accepté que je touche ses seins pendant l'amour...
-- Et maintenant ?
-- Depuis une année environ, les choses se sont améliorées. Nous faisons l'amour plus souvent. En fait, pendant longtemps elle regardait la télévision très tard dans le séjour. Du coup elle s'endormait dans le canapé et se réveillait vers 1h ou 2h du matin. Et lorsqu'elle venait se coucher dans le lit, je dormais depuis longtemps ! Alors si elle avait envie de faire l'amour, elle me réveillait, et moi je m'exécutais, à moitié zombie...
-- Mais tu ne pouvais pas rester près d'elle, à regarder la télé ? C'est quand même plus sympa...
-- Pas vraiment. D'abord parce qu'elle regardait des programmes inintéressants : des clips musicaux et que sais-je d'autre... Ensuite parce qu'en les regardant, elle faisait un petit somme qui lui permettait de se coucher si tard. Moi je suis incapable de dormir ailleurs que dans mon lit... Et encore...
-- Mais maintenant ça va mieux ?
-- Disons que j'ai l'impression qu'on est sur la bonne pente. La fréquence de nos rapports augmente sensiblement. Et qualitativement aussi...
-- Qu'est-ce qui n'allait pas avant ? Tu n'arrivais pas à jouir ? Ou bien elle ?
-- Non, ce n'est pas ça. Alors oui, il y a eu des fois où elle n'a pas atteint son orgasme. Elle ne le vit en général pas très bien et je le comprends. Mais le fond du problème n'est pas là...
-- Tu ne m'as pas répondu pour toi. Atteignais tu aussi un orgasme ?
-- Oui. Pas de problème là-dessus. Mais c'est dans la qualité du plaisir que je ne me retrouve pas. Je le trouve fade.
-- Est-ce que vous variiez les positions, les lieux, etc ?
-- C'est justement ça. Jusqu’à récemment, faire l'amour avec elle était une suite de gestes exactement identiques à chaque fois. Toujours dans la nuit la plus obscure, toujours dans après qu'elle se soit relevée et déshabillée elle-même. Toujours dans la même position : moi sur le dos et elle couchée sur moi.
-- Mais les préliminaires ?
-- Là-dessus, ça va mieux. Mais il fut un temps où elle ne voulait pas que je touche ou que j'embrasse ses seins, son ventre. Elle voulait (et veux toujours) que je sois bien couché sur elle, nos poitrines collées. Les draps doivent nous recouvrir. Et là, avec toute la bonne volonté et l'imagination du monde, il n'y a pas beaucoup de possibilités de caresses !
-- Hi hi hi ! Désolée, tu me fais rire... Tu me fais penser à une tortue sur le dos (même si toi tu es dans l'autre sens). Coincé dans une certaine position, tu ne fais que gigoter ! Hi hi hi ! Excuse-moi, mais je te vois presque !
-- Rigole, petite maligne ! J'espère que tu n'infliges pas ça à ton homme ! Et pour couronner le tout, madame n'accepte jamais de fermer complètement la porte de la chambre (pour entendre notre fils si besoin...), donc ça limite encore plus les bruits qui ne peuvent être que chuchotements !
-- Mon pauvre... Mais ça c'était avant... Maintenant ça va mieux, non ?
-- D'une certaine manière oui. Sans rentrer dans les détails, nos préliminaires, depuis presqu'une année, sont plus variés, plus sensuels, plus excitants...
-- A ton regard je vois que cela ne suffit quand même pas...
-- C'est vrai. Ce noir absolu m'embête un peu... Je voudrais la voir, l'admirer dans son plaisir. Et ces draps auxquels elle tient tant, je voudrais les jeter au loin. Je voudrais être plus libre d'expérimenter de nouvelles choses, faire l'amour autrement, à d'autres moments. Mais à chaque fois je me heurte à un refus.
-- Lui dis-tu des mots doux, des compliments, des gestes tendres, ce genre de petites attentions qui peuvent mettre une femme dans de bonnes dispositions ?
-- Oui, j'essaye. Ou plutôt, j'ai essayé. Mais quand je lui dis qu'elle est bien habillée ou qu'elle sent bon ou qu'elle est belle, elle est du genre à me répondre :"Je suis toujours bien habillée" ou "Je sens toujours bon". Après ce type de réponse, je suis toujours embêté, voire un peu irrité. Je ne sais pas comment continuer. Alors j'arrête... Idem pour des petits mots d'amour ou des petits mots coquins glissés à l'oreille... Au mieux un "tu sais bien, cette nuit !", au pire un "tu dis des bêtises"
-- En fait, vous ne communiquez pas par les mêmes biais. Vous attendez chacun quelque chose d'inimaginable pour l'autre...
-- La communication... Je suis persuadé que c'est une des bases du problème, mais aucun d'entre nous n'a la bonne clef.
-- Ce qui me frappe aussi, c'est ce besoin/désir de protection qu'elle a. Le noir, le drap, le fait d'être collée à toi. Elle a besoin d'être rassurée davantage que d'être séduite... Vous n'êtes simplement pas sur la même longueur d'onde !
-- Simplement... C'est toi qui le dis !
-- Mais au global, je crois que tu as de quoi être optimiste. Tu reconnais que les choses vont mieux, tant quantitativement que qualitativement comme tu dis. Alors pourquoi imaginer que tu la tromperais ?
-- Parce qu'un progrès n'est jamais absolu, mais relatif. Parce que ce qui va mieux aujourd'hui peut aller moins bien demain. Parce que, sur une mauvaise coïncidence, un jeu de séduction pour rire qui deviendrait sérieux au moment où ça irait plus mal, tout peut arriver... J'ai déjà fait beaucoup d'efforts et pris beaucoup sur moi, et elle aussi sans aucun doute. Mais si ces efforts ne convergent pas, s'ils ne se croisent pas, alors on s'essouffle et on s'épuise...
-- En un mot, tu aimes ta femme ?
-- Oui, mais je voudrais l'aimer plus...